SUIVEZ-NOUS…

« Suivez-nous ! », c’est ce que les malades demandent après les traitements.

C’est aussi, ce qui vient d’être rappelé au congrès de l’ASCO 2017. Ce congrès de la société américaine de cancérologie, se tenait du 2 au 6 juin à Chicago et réunissait plus de 30 000 congressistes de tous pays.

De nombreuses nouveautés dans la lutte contre le cancer de l’ovaire ou le cancer de la prostate ont été présentées. Mais, les deux études que nous retiendrons portent sur la qualité de vie.

La première présentée par le Dr Ethan Basch, médecin au centre Lineberger de Caroline du Nord à Chappel Hill, visait à tester l’application STAR (Symptom Tracking And Reporting) pour améliorer la qualité de vie des malades et leur suivi. Les malades recevaient des messages, mais pouvaient à tout moment signaler les effets secondaires de leur chimiothérapie, auprès de l’équipe qui les suivait. Le groupe témoin avait lui, simplement accès au téléphone. L’accompagnement était bien meilleur et on retrouvait un gain d’espérance de vie de 20 % (passant de 26 à 31 mois) mais aussi, une diminution de consultations aux urgences. Cette étude a été réalisée de septembre 2007 à janvier 2011, les résultats ont été analysés en juin 2016, après une moyenne de 7 ans, alors que 67 % des patients étaient décédés.

La deuxième rapportée par le Dr Jane Beith, cancérologue à l’université de Sidney en Australie, visait à explorer la place de la méditation dans l’accompagnement des patients. On sait que 50 à 70 % des patients guéris d’un cancer sont anxieux à l’idée d’une rechute ou de complications. Cette étude effectuée sur 222 patients guéris, dont la moitié ont été tirés au sort pour bénéficier de 5 séances de 60 à 90 minutes pour réaliser assouplissement musculaire, relaxation et méditation. Une amélioration était obtenue plus d’une fois sur deux.

Alors, nous les guéris des hépatites qui avons souvent le sentiment d’être relâchés dans la nature, voir abandonnés, nous aimerions que les programmes d’éducation thérapeutique s’inspirent de ces études en cancérologie pour nous aider à mieux-vivre notre « après ».

Pascal Mélin

 

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