SAUVÉ PAR SON HÉPATITE C…

Un couple, ils sont tous les deux atteints d’une hépatite C.

Madame a été traitée il y a plus de quinze ans, par interféron/ribavirine et elle est guérie. Monsieur, lui, devant les effets secondaires que sa compagne a présentés, n’a jamais voulu se traiter.

À l’époque, on a respecté la décision qu’il se surveille car, il avait une hépatite minime et ne semblait pas en souffrir.

Il est arrivé à la consultation il y a quelques mois, poussé par sa compagne qui lui répétait « Maintenant le traitement dure seulement trois mois, on guérit à tous les coups et il n’y a plus d’effets secondaires. Vas-y, c’est le moment, après on n’en parlera plus et on pourra oublier ! ».

Nous avons eu connaissance de son cas lors de la consultation d’éducation thérapeutique. On a alors pris le temps de revoir ses antécédents et son mode de vie et c’est alors qu’on s’est aperçu qu’il avait perdu quelques kilos et qu’il avait des antécédents familiaux de cancer du côlon. Étant âgé de plus de 50 ans, il était normal de faire une coloscopie. Il souhaitait faire son traitement d’hépatite C et voir pour la coloscopie dans quelques mois.

Sa femme lui répondit : « Non, on la fait d’abord, sinon tu ne la feras jamais… ».

Proposition que nous avons validée et renforcée. Le rendez-vous fût pris pour la coloscopie.

Aujourd’hui, il a été opéré d’un cancer du côlon et doit prochainement commencer sa chimiothérapie. Nous nous sommes promis de traiter son hépatite C ensuite.

Aujourd’hui, on peut oser dire que son hépatite C lui a probablement sauvé la vie.

On en connaît d’autres pour qui les échographies de surveillance de la cirrhose ont permis de débusquer un cancer du rein qui a pu être pris en charge à temps.

Eh oui, parfois l’hépatite C peut sauver !

Pascal Mélin

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