SANDRINE

« Je tremble tous les jours à l’idée de perdre mon emploi »

Depuis trente-quatre ans que suis porteuse du VHC.
Je lutte en silence, je cache la maladie et je me trouve dans un état de doute perpétuel sur mon devenir.
Célibataire, cadre responsable de plusieurs employés, je suis fatiguée, et désormais désabusée devant l’injustice qui m’éloigne d’un traitement porteur d’espoir et de guérison. Je suis écrasée d’anxiété puisqu’en douze mois, je suis passée de 0,16 à 0,40 de fibrose, soit F2 sans pour autant être « assez » malade pour pouvoir bénéficier du nouveau traitement.

En conséquence de la perte d’espoir d’être enfin soignée, je tremble tous les jours à l’idée de perdre mon emploi que j’ai de plus en plus de mal à assumer physiquement parlant.

Ce gâchis qui par mesure arbitraire, illégale à mon sens, me prive d’une thérapie à laquelle je n’ai pas moins droit que quiconque, me révolte et me décourage profondément. Mon amertume est d’autant plus exacerbée que l’autorité gouvernementale se défausse sur une commission décisionnaire de médecins qui jugent en la matière d’un droit ou non à être soignée et donc guérie en fonction de paramètres douteux.

Ce mécanisme me semble au demeurant tout à fait anticonstitutionnel.

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