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MONTPELLIER : UNE SEMAINE CONTRE LES HEPATITES 2017

Programme prochainement disponible !

Combien y aura-t-il d’usagers de drogues porteurs du VHC dans 10 ans ?

C’est la question à laquelle l’équipe de Cousien a tenté de répondre, grâce une modélisation qui a été publié dans Hépatology en 2015 et qui tenait compte de l’arrivée des nouveaux traitements. Scénario 1 : Si on s’en tient à la stratégie de dépistage et de traitement actuelle (2015) des usagers de drogue(UD) on comptera encore 24 % des usagers de drogue contaminés par l’hépatite  C. On doit pouvoir faire mieux, mais quelle stratégie adopter ? Scénario numéro 2 :  En plus de la stratégie actuelle, on réduit le temps entre la contamination et le dépistage. L’objectif est de le ramener à­ 6 mois contre 15 à 18 mois actuellement. Cela nécessite de dépister plus régulièrement. Cette stratégie n’aurait aucun effet avec toujours 24 % UD contaminés dans 10 ans. Scénario numéro 3 :  Autre hypothèse en plus de la stratégie actuelle, on tente de réduire le temps d’accès aux soins à 6 mois contre 2,6 ans actuellement, ce qui devrait limiter les malades perdus de vue à 5 % par an, contre 13,8 % par an actuellement. Cette stratégie ne serait guère efficace, car on compterait encore […]

Les patients co-infectés VIH-VHC… sont des patients comme les autres…

Depuis 30 ans, les patients co-infectés étaient les véritables « monsieur plus » de l’hépatologie, car la co-infection donnait plus  de cirrhose, plus de forme grave, plus de passage à la chronicité, était plus rapidement progressive, et générait plus d’échec en cas de traitement par interféron et ribavirine. L’interféron agissait en stimulant les défenses immunitaires déjà mises en défaut par le VIH expliquant ainsi la perte d’efficacité des traitements à base d’interféron chez les immunodéprimés.  Mais aujourd’hui les AAD (Antiviraux à Action Directe) agissent directement sur le virus de l’hépatite C, indépendamment du système immunitaire.   C’est ce qu’a rappelé l’équipe allemande de Buggisch au congrès de l’AASLD de 2016, à partir d’une cohorte allemande de 2056 patients, en comparant 8 à 12 semaines de traitement par sofosbuvir et ledipasvir pour des patients infectés par un génotype 1. La cohorte comprenait 237 patients co-infectés. Les résultats étaient spectaculaires ! Que les patients soient traités 8 ou 12 semaines, qu’ils soient mono ou coinfectés, on obtenait plus de 96% de guérison. Seule la cirrhose avait un impact négatif avec « seulement » 90 % de guérison nécessitant plutôt 12 semaines de traitement. L’équipe de Buggisch déclarait que les patients VIH-VHC étaient des patients […]

Droit au secret-où est passée l’hépatite B ?

Le législateur a reconnu aux personnes mineures la faculté de s’opposer à la consultation des titulaires de l’autorité parentale pour garder le secret sur leur état de santé dans les circonstances ou un traitement et ou une intervention s’impose. Dans les faits, le montant des remboursements de l’assurance-maladie apparaissent sur les relevés de l’assuré social dont le mineur est l’ayant droit. Dans un avis adopté le 15 janvier 2015, le Conseil national du sida  (désormais élargi aux hépatites virales) a attiré l’attention sur la situation des mineurs diagnostiqués séropositifs (hors transmission de la mère à l’enfant) qui ne souhaitent pas révéler leur séropositivité à leurs parents. En effet, les conditions de prise en charge du traitement antirétroviral ont pour effet de lever, de facto, le secret, en faisant apparaître les remboursements d’un montant élevé sur les relevés adressés à l’assuré social dont le mineur est l’ayant droit. Cette situation conduit certains mineurs (ou de jeunes majeurs ayants droits de leurs parents) à différer l’initiation de traitement pour quelques mois ou quelques années, ce qui est défavorable à leur […]

Le traitement de l’hépatite C : un outil de RDR.

On parle beaucoup des faibles taux de recontamination des usagers de drogues après guérison virologique. Une étude présentée à l’AASLD à Boston démontre une fois encore que le traitement de l’hépatite C est en lui-même un véritable outil de RDR. Dans ce travail, deux groupes de patients ont été constitués et surveillés dans la vraie vie pour évaluer les risques de recontamination: Dans le premier groupe, les patients  avaient présenté une guérison spontanée sans  traitement. Le taux de recontamination à 1 an était de 11 %. Dans le deuxième groupe, les patients avaient présentés une guérison après un traitement anti viral. Le taux de recontamination à 1 an était de 2,5 %. Deux conclusions semblent pouvoir être tirées  de cette étude: 1. Les patients guéris spontanément  sont moins sensibles au message de RDR ou n’ont pas accès aux programmes de non recontamination, à moins qu’ils ne se croient plus fort que l’hépatite C et persuadés qu’ils ne peuvent pas se recontaminer. 2. Pour les patients guéris après traitement il semble qu’ils soient plus  sensibles aux messages de réduction des risques et de non recontamination.  Sont-ils plus sensibles ou ont-ils  plus de contact avec les équipes médicales  et donc plus de message de RDR ? SOS Hépatites l’exprime depuis  20 ans […]

Ravidasvir et génotype 4 – un vrai progrès

Sur 170 millions de personnes infectées  par le VHC au monde,  15 % le sont par un génotype 4. Cette infection n’est pas des plus simples à guérir actuellement. Un nouvel antiviral le Ravidasvir  est un inhibiteur de la NS5A  pan-génotypique. Cette nouvelle molécule pourrait être la réponse à de nombreuses situations bloquées. Le génotype 4 est particulièrement fréquent en Afrique et au Moyen-Orient. Ainsi, en Egypte  plus de 90 % des malades porteurs du VHC  sont infectés par un génotype 4. C’est donc en Afrique  que le Ravidasvir a été testé sur 300 patients en association avec du sofosbuvir pendant 12 semaines. Pour les personnes n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviral :  les taux de guérison étaient de 100 % pour les personnes non-cirrhotiques et de 93 % pour les personnes cirrhotiques. Pour les patients en échec d’un premier traitement :  Les taux de guérison étaient de 95 % pour les personnes non-cirrhotiques et de 86 % pour les patients cirrhotiques qui sont les plus difficiles à traiter. Le taux de guérison était de 100 %   avec 16 semaines de traitement. Voici un nouveau traitement qui laisse donc apercevoir la […]

discours Frédéric Chaffraix à la JNH le 25 mai 2016

  JOURNEE NATIONALE HEPATITES 25 MAI 2016 MINISTERE DE LA SANTE Discours de Frédéric CHAFFRAIX Vice-président du comité de suivi du Rapport National de Recommandations sur la prise en charge des personnes infectés par les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C Monsieur le Président du comité de suivi du rapport de recommandations 2014, Madame la Vice-présidente, Mesdames et Messieurs les membres du comité de suivi, Mesdames et Messieurs les acteurs de l’hépatologie, de l’addictologie et de l’infectiologie Un an s’est déjà écoulé depuis la dernière journée nationale de lutte contre les hépatites, et nous parlons encore et toujours de l’accès au traitement pour tous les patients porteurs d’une hépatite chronique C. En effet, ce combat a animé chacun d’entre nous ici, certain un peu plus que d’autres, de manière différente, à côté des patients d’une part et en lien avec les décideurs institutionnels et industriels d’autre part. Les patients en attente de traitements sont nombreux, si nombreux que les témoignages ne sont pas très difficiles à obtenir tant la vie pour chaque malade avec le virus est compliquée, au niveau médical mais aussi social et psychologique. La fatigue, les troubles de l’humeur, les […]