Suivi et analyses

Du diagnostic initial à la confirmation de la guérison, en passant l’évolution de la maladie et l’efficacité des traitements, le suivi de votre hépatite C va vous faire multiplier les prises de sang. Il faudra bien vous y faire…

Dépistage et diagnostic de l’hépatite C

Comment savoir si vous avez une hépatite C ? Il est rare que la contamination par le virus de l’hépatite C entraîne des manifestations caractéristiques des hépatites, comme la présence d’une jaunisse (ictère) plus ou moins prononcée. La plupart du temps, il n’y a pas de symptômes, ou alors il s’agit de symptômes peu spécifiques, comme une fatigue prononcée ou des douleurs articulaires. C’est donc en faisant une prise de sang que l’on peut diagnostiquer une hépatite C.

Quand rechercher la présence du virus de l’hépatite C ?

Le dépistage du virus de l’hépatite C est obligatoire chez les donneurs de sang.
Il est indispensable chez tous ceux qui présentent un risque particulier d’avoir été exposés au virus :

– les personnes ayant reçu des produits sanguins stables avant 1988 ou des produits sanguins labiles avant 1992 ou une greffe de tissu, de cellules ou d’organe avant 1992 ;
– les personnes ayant utilisé au moins une fois dans leur vie des drogues par voie intraveineuse ;
– les personnes hémodialysées ;
– les enfants nés de mère elle-même porteuse du virus de l’hépatite C ;
– les personnes découvertes séropositives pour le VIH ;
– les partenaires sexuels et membres de l’entourage familial de personnes atteintes d’hépatite C ;
– les prisonniers ou anciens prisonniers ;
– les personnes originaires de pays de forte prévalence du VHC (Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud), ou y ayant reçu des soins ;
– les personnes ayant eu des tatouages, piercings, ayant pratiqué la mésothérapie ou l’acupuncture, sans utilisation de matériel à usage unique ;
– les personnes présentant dans le sang une élévation des transaminases ALAT, sans cause connue.

Plus globalement, le dépistage du virus de l’hépatite C (mais aussi du VIH et du virus de l’hépatite B) est recommandé chez tout adulte, au moins une fois dans sa vie

Dépistage et diagnostic : à qui s’adresser ?

La prise de sang peut être effectuée, sur prescription médicale, dans n’importe quel laboratoire d’analyses biologiques. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour en bénéficier. Le dépistage de l’hépatite C peut aussi être réalisé dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (CEGIDD). La liste des CEGIDD peut être consultée sur le site de Sida Info Service.

Pour les personnes les plus éloignées du système de soins, il existe aussi des tests rapides d’orientation diagnostique, ou TROD, qui permettent une évaluation simple et rapide (entre 15 et 40 minutes), un peu comme sur un test de grossesse. Si le Trod donne un résultat positif, une confirmation par prise de sang sera nécessaire, et la personne sera systématiquement orientée (voire accompagnée si nécessaire) vers un médecin, un établissement de santé ou un service de santé.

Comment savoir ?

Lors de la première prise de sang, on recherchera la présence d’anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite C (Ac anti-VHC).

– Si la recherche est négative, cela signifie que vous n’avez pas été en contact avec le virus. Sauf si vous souffrez de troubles sévères de l’immunité (auquel cas on recherchera directement le virus) ; ou si l’infection est très récente, votre organisme n’ayant pas encore eu le temps de développer des anticorps spécifiques. Dans ce dernier cas, s’il y a une suspicion d’infection récente (un partage de seringue, par exemple), une nouvelle prise de sang devra être faite au bout de trois mois.

– Si la recherche est positive, la Haute autorité de santé recommande un nouveau test de contrôle avec un autre réactif.
S’il est à nouveau positif, cela signifie que vous avez été en contact avec le virus de l’hépatite C. Mais pas forcément que vous êtes malade ! Vous pouvez très bien avoir été contaminé, mais vous être débarrassé tout seul du virus. Pour confirmer le diagnostic d’hépatite C, le laboratoire ira chercher le virus lui-même, ou plus exactement son ARN, par une technique d’amplification génomique appelée PCR. Si la PCR confirme la présence du virus lui-même, alors il faudra passer à la deuxième phase, celle de l’évaluation de l’impact du virus sur votre organisme.

Premier bilan et suivi de l’hépatite C

Avant toute chose, si l’on vous a découvert une hépatite C, il faut faire un premier bilan pour savoir quelles sont les répercussions du virus sur votre foie et votre organisme.
Pour mieux comprendre les notions d’activité de l’hépatite et de fibrose, cliquez ici.
Ensuite, si vous êtes sous traitement, un suivi régulier devra être effectué.
Après le traitement enfin, même après disparition du virus de l’hépatite C, un suivi pourra être nécessaire.

Les traitements

 

 

Après
le traitement

Même après éradication virale, il est important de continuer à consulter votre spécialiste  si vous avez une fibrose élevée, ou si vous êtes pré-cirrhotique ou cirrhotique (en moyenne tous les 6 mois). Le suivi post traitement comprend bilans sanguins, échographie Doppler, Fibrotest, FibroScan, etc., et à l’appréciation de l’hépatologue pour les formes mineures.