LA RDR, JE RÊVE…

C’est impensable et inadmissible. La politique de Réduction Des Risques (RDR) que l’on a mis plus de vingt ans à construire serait-elle mise à mal ?

C’est ce que l’on croit comprendre par les informations que l’on récupère sur le terrain…  Les CAARUD sont les centres chargés (entre autres) de distribuer le matériel aux toxicomanes et de les accompagner pour éviter toute contamination. Et bien on apprend mi-septembre que certains centres n’auront pas de matériel en quantité suffisante pour terminer l’année ! J’entends déjà ceux qui diront que c’est un problème de gestion ! Mais c’est faux, je ne parle pas d’équilibre financier de la structure mais bien de matériel de RDR destinés aux usagers.

Imaginez une année ou l’on aurait des préservatifs que pour trois trimestre sur quatre !

C’est simplement inadmissible. Comment peut-on expliquer une telle erreur de santé publique ? pourrait-on accepter des nouvelles contaminations ?

Je ne peux imaginer que certains puissent penser qu’en 2017 ce n’est plus trop grave de se contaminer de l’hépatite C car des traitements sont efficaces et permettent de guérir. Je préfère que l’on dépense 20 à 30 000 euros dans l’achat et la mise à disposition de matériel de RDR pour éviter une contamination plutôt que dans un traitement même si ce dernier permet de guérir.

Pour les hépatites virales le traitement restera toujours le résultat d’un échec de la prévention.

 

Pascal Mélin

 

 

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2 commentaires sur “LA RDR, JE RÊVE…

  1. La prévention est la première clé de la santé publique.
    D année en année je vois malheureusement diminuer les subventions pour tout ce qui touche la prévention. La prévention un pas après l autre chaque jour…
    Il y a un temps pour chaque étape de la maladie…
    C est une accélération de la prise en charge facilitante…
    Je ne considère pas le traitement comme un échec de la prévention…
    Les moyens mis pour la prévention sont le point faibles.
    La prévention ça prend du temps…ça a un coût…mais je ne suis pas sûre que se soit le bon argument…
    Parce que tout ce qui n est pas fait en prévention…on va se retrouver avec des situations complexes en terme de prise en charge dans l’urgence…davantages d examens d hospitalisations…
    C est des discours politiques auquel les usagers sont très très loin…
    Ils sont fort c est politique pour nous faire tomber la responsabilité et la culpabilité sur les épaules des associatifs des professionnels de santé sur le terrain !!!

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