LE JOUR DU 14 JUILLET, JE RESTE DANS MON LIT DOUILLET…

Je n’y crois pas ! 14 juillet 2017, on nous demande de célébrer le centenaire de l’entrée en guerre de l’Amérique. Et bien sûr, on va accueillir le président Américain en grande pompe. Comment peut-on fêter une entrée en guerre ? Moi je ne veux fêter que la paix…

Et si nous malades on fêtait l’annonce de notre maladie plutôt que celle de notre guérison ?

On se souvient tous de l’endroit, de l’heure, de la personne, de la lettre qui nous a appris que l’on était porteur chronique d’une maladie. On se souvient de cette sensation de vide, d’abandon, d’absence, ce sentiment d’être différent, pestiféré, d’autres au contraire étaient plutôt soulagés de mettre un nom sur des troubles qu’on ne parvenait pas expliquer. J’ai toujours été surpris de constater qu’à la question : « depuis quand êtes-vous infecté ? » la plupart des malades citaient la date de la découverte de leur sérologie, alors que souvent le virus était là depuis très longtemps. Comme si la maladie débutait à son annonce, le jour de la déclaration de guerre alors que le conflit et l’agression avaient débuté bien avant.

Mais qui retiendra la fin de la guerre, l’armistice avec le virus? L’annonce de la paix ou de la guérison ne réveille pas les mêmes élans nationalistes ou les mêmes envies de résister. Pourtant il faut apprendre à vivre autrement, il faut apprendre la paix et la guérison. Le temps n’est plus au combat mais à la reconstruction et au changement de valeur. Vivre en paix, c’est parfois vivre guéri mais c’est toujours vivre autrement.

Vous me trouvez provocateur et irrespectueux, je mériterais l’échafaud. Alors tout le monde viendrait me voir pendu sauf les aveugles bien entendu…

Hépatant non !

Pascal Mélin

Partager l'article

2 commentaires sur “LE JOUR DU 14 JUILLET, JE RESTE DANS MON LIT DOUILLET…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.