INTERFÉRON / RIBAVIRINE…

INTERFÉRON / RIBAVIRINE, NE JETEZ PAS LE BÉBÉ AVEC L’EAU DU BAIN…

Je profite de notre « campagne bruyante pour faire sortir l’hépatite C du silence », pour hurler !

Il y en a marre de dénigrer l’interféron et la ribavirine.

Plus le temps passe et plus on peut lire des choses affreuses.

Voici quelques phrases lues dans la presse spécialisée ou pas :

– Le temps des traitements inefficaces

– On se demande comment l’interféron a eu son autorisation de mise sur le marché

– Des effets secondaires qui ont fait fuir les patients

– Bravo à ceux qui ont supporté les traitements effroyables par interféron

– Si vous avez survécu à l’interféron alors vous êtes en bonne santé

C’est inadmissible, bientôt on va traiter les médecins qui ont prescrit l’interféron et la ribavirine de tortionnaires ou de bourreaux.

L’interféron et la ribavirine ont permis de guérir 50 000 personnes de leur hépatite C en France.

Et c’est à ces 50 000 personnes que je veux m’adresser :

« Pour la plus part, vous avez aujourd’hui retrouvé une vie normale. Pour moi, vous êtes les ambassadeurs du dépistage, faite du bruit avec nous pour faire sortir l’hépatite C du silence ».

Le silence est le dernier symptôme de la maladie, mais c’est aussi le pire.

Alors rejoignez la campagne bruyante, pour faire sortir l’hépatite C du silence !

 

Pascal Mélin

 

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6 commentaires sur “INTERFÉRON / RIBAVIRINE…

  1. En 2000, après 2 tentatives de traitement, le 1er sans riba, y’en avait pas encore, mon toubib m’a dit « on arrête et je vous mets sur la liste des demandeurs de foie. » Je me suis tiré dans le Jura et j’ai continué les traitements. Je ne veux pas me vanter mais je n’ai jamais trouvé un malade ayant autant pris d’interféron et de riba que moi. Ma cirrhose a régressé, mes varices œsophagiennes disparues. J’ai été parfois à double dose d’IFN, testé le dosage plasmatique de riba qu’on donnait arbitrairement au poids. Ça m’a sauvé la vie. Avec les nouvelles molécules j’ai guéris. Ce n’est pas parce qu’ il y a des bactéries multirésistantes qu’on peut dire que la pénicilline c’est de la merde! La science comme les virus et les bactéries évoluent de concert. On a supprimé la variole grace à la vaccination. Si on dépiste le VHC systématiquement on guéris en attendant le vaccin qui arrivera un jour. Il ne faut rien lâcher : une personne silencieuse sombre vite dans l’oubli. Alors OK Pascal, on l’ouvre à fond.

  2. Je peux effectivement témoigner qu’avec ce traitement difficile certes mais la belle et bonne nouvelle c’est que 6 ans après je suis toujours guérie et ces putains de médocs m’ont sauvé la vie…

  3. L’interféron et la ribavirine ont vécus. Les nouveaux traitements sont nettement plus efficaces et avec peu d’effets secondaires. J’ai eu les deux traitements !
    Le scandale c’est que ces médicaments ne sont pas accessibles financièrement dans de nombreux pays.
    Vincent

  4. VHC mon « ex-pote » avec qui j’ai vécu 22 ans et qui m’a quitté pour d’autres cieux en 2014 grâce aux nouveaux antiviraux n’aurait pas pu se faire sans la Riba, l’interféron, nature du sujet. Apres cinq traitements Bi et trithérapie dont un de 52 semaines ne m’ont pas guéris mais m’ont permis de stabiliser ma fibrose jusqu’à l’arrivée des nouvelles molécules. Je remercierais jamais assez mon hépatologue à chaque fois que je baissais les bras tant les effets indésirables étaient présent. « Tiens bon les nouvelles molécules sont en test, elles sont prometteuse et arriveront bientôt en protocole » me disait-il ! Il avait raison aujourd’hui je suis guéri avec des effets secondaires mais guéri. Même si vous m’avaient vraiment mis la tête à l’envers moi et mes proches que je ne veux pas oublier, je vous dis « Merci à toi la Riba et à toi l’interféron » de m’avoir accompagné dans ce cheminement.
    A bon entendeur,
    Khaled Fellouhe

  5. J’ai découvert mon hépatite C lors d’une recherche pour des problèmes sanguins récurrents. C’était en 1994. Etant asymptomatique au départ, je ne relevais donc pas d’un traitement, mais j’avais une prise de sang tous les ans pour savoir si mon virus faisait des siennes ou non. En janvier 2000 mon virus s’est réveillé (peut-être avait-il trop réveillonné 😉 ). On m’a donc proposé le protocole Ribavirine et interféron. 12 longs mois d’effets indésirables, mais j’avais la volonté de m’en sortir et j’étais bien entourée.
    Je suis passée par des douleurs extrêmes, l’impression d’avoir pris 40ans la nuit suivant la 1ère injection, j’ai fait 1 semaine d’anorexie, une perte flagrante de cheveux, une fatigue qui me suivait tout au long de la journée, une hypothyroïdie, une marche tellement lente qu’un escargot aurait gagné une course contre moi….. Bref, la liste fut très longue en ce qui concerne les effets indésirables que j’ai eu, mais à la fin je m’en suis sortie et là est le principal.
    Alors OUI, certains peuvent se demander pourquoi ces médicaments ont eu leur autorisation d’apparaitre sur le marché, mais n’auriez vous pas tout fait pour essayer de guérir d’une maladie qui vous détruit à petit feu quitte a avoir pendant quelques temps des effets indésirables ???
    Moi je dis « merci » à mon hépatologue pour m’avoir proposé ce protocole qui pourtant au départ était mal parti, ayant un virus dont le génotype répondait le plus mal au traitement.
    Alors OUI, il y a peut-être des effets indésirables, mais c’est le lot de tous les médicaments que nous ingurgitons pour nous soigner.

  6. Connaissez vous des personnes traité et étant toujours en vie après 20 ans sans avoir attrapé un autre cancer ou autre

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