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| LE
TRAITEMENT |
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A quoi sert le traitement
? |
L’objectif optimal est la disparition totale
du virus. Elle intervient actuellement, tous génotypes
confondus, dans plus de la moitié des cas
(voir la brochure « Qu’est-ce que l’hépatite
C ? »). Pour ceux qui sont atteints par un
virus de génotype 2 ou 3, la guérison
concerne quatre personnes sur cinq. Pour les autres
génotypes (1, 4 et 5), il y a une chance
sur deux de parvenir à l’éradication
du virus.
Si vous vous trouvez dans le cas où le
virus n’est pas complètement et durablement
éliminé par le traitement, cela
ne signifiera pas pour autant que « ça
n’a pas marché » pour vous.
En effet, l’autre but du traitement est
de protéger notre foie : les médicaments
ralentissent l’évolution de l’infection.
Sans détruire le virus, ils freinent sa
multiplication et permettent une amélioration
ou une stabilisation de l’atteinte du foie,
ce qui représente un bénéfice
important pour nous tous.
Quoi qu’il arrive, dites-vous que les efforts
que vous allez consentir pendant cette période
sont justifiés car le traitement aura des
effets bénéfiques sur votre santé.
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Qui décide du début
du traitement ? |
La proposition est faite par le médecin,
en fonction de notre état de santé
physique et psychique, et des résultats d’examens
(analyses sanguines ou biopsie) qui ont été
réalisés pour évaluer le degré
de fibrose.
Pour garantir le succès de la prise en
charge thérapeutique, l’échange
entre le médecin et le patient doit être
permanent. En tout état de cause, la décision
de traitement doit être l’aboutissement
d’un véritable dialogue entre vous
et votre médecin. Son rôle est de
vous conseiller et vous expliquer les possibilités
de traitement qui lui paraissent les mieux adaptées
à votre situation médicale et personnelle.
Le moment le plus opportun pour
commencer ce traitement doit être discuté
avec lui : il y a rarement urgence absolue.
Si la période ne vous paraît pas
favorable, si vous vous sentez fragile émotionnellement
ou professionnellement, il peut être préférable
d’attendre que votre situation se stabilise.
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Quels sont les effets secondaires
possibles du traitement ? |
Le traitement doit être envisagé comme
une période finalement assez courte dans
votre vie, une «parenthèse» thérapeutique
qui aura une durée limitée, en général
six ou onze mois, suivis de quelques semaines de
rétablissement. Mais pour bien l’affronter,
mieux vaut en connaître les contraintes. Les
médicaments les plus utilisés, l’interféron
et la ribavirine, sont le plus souvent associés
: généralement trois à six
gélules par jour de ribavirine et une injection
par semaine d’interféron. Chacun d’entre
eux peut entraîner des effets secondaires,
dont l’apparition et l’importance sont
très variables selon les individus.
Vous pouvez supporter parfaitement ce traitement.
L’efficacité des médicaments
n’est pas liée à l’apparition
d’effets secondaires. Quelques-uns d’entre
nous, qui ont la chance de n’en ressentir
aucun, craignent que le traitement ne fonctionne
pas : c’est absolument faux. Vous pouvez
aussi être sujet à plusieurs de ces
manifestations indésirables. Cela n’est
pas prévisible, chaque organisme ayant
sa propre réaction.
L’interféron provoque fréquemment
une sorte « d’état grippal
» (fièvre, courbatures, mal de tête)
qui peut survenir quelques heures après
l’injection. D’autres symptômes
peuvent se manifester fatigue, douleurs articulaires,
perte de poids et/ou de cheveux, perturbation
du sommeil et de l’appétit, sécheresse
de la peau et problèmes dermatologiques,
dérèglement de la thyroïde,
troubles de l’humeur et/ou de la libido,
dépression. Ne vous alarmez pas : cette
énumération est un catalogue de
tout ce qui a été observé.
Il est rare d’éprouver la totalité
de ces effets.
La ribavirine peut occasionner une anémie,
caractérisée par un essoufflement,
une accélération des battements
du cœur, un teint pâle et une fatigue
persistante.
La grossesse est formellement contre-indiquée
pendant le traitement avec la ribavirine, car
les risques de malformation, et même de
mort du fœtus, sont importants. Pour concevoir
un enfant, une femme devra attendre quatre mois
après la fin du traitement, un homme sept
mois. Si l’homme commence un traitement
alors que sa compagne est enceinte, le couple
devra utiliser des préservatifs pour empêcher
le fœtus d’entrer en contact avec la
ribavirine présente dans le sperme.
À l’arrêt du traitement, les
effets secondaires des médicaments peuvent
perdurer pendant trois à six mois, y compris
les perturbations psychologiques. Ils peuvent
s’estomper naturellement ou, au besoin,
faire l’objet d’une prise en charge
thérapeutique spécifique.
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Que dois-je faire pour me
préparer ? |
Tout d’abord, faites le point sur votre situation
administrative : votre couverture sociale est-elle
à jour ? est-elle suffisante ? Si vous n’êtes
pas salarié ou si vous n’avez pas d’emploi,
quelles sont vos sources de revenus pour les mois
à venir ?
Mieux vaut régler les aspects matériels
et financiers de votre vie afin d’être
tranquille pendant le traitement et vous occuper
uniquement de vous. Si vous travaillez, essayez
de conserver une stabilité dans votre situation
professionnelle : évitez si possible les
concours, les mutations, les changements de poste
avant le début du traitement. Certains
d’entre nous continuent à travailler
tout à fait normalement, d’autres
ont besoin de s’arrêter pendant un
temps plus ou moins long. N’oubliez pas
que vous n’avez aucune obligation d’informer
votre employeur de votre état de santé
ou de votre maladie, même si votre médecin
vous prescrit des arrêts de travail répétés.
Si vous êtes indépendant ou chef
d’entreprise, prévoyez d’être
moins disponible. Pensez aussi à votre
lieu de vie. Il est préférable de
ne pas projeter de déménagement
en cours de traitement. Si vous pouvez vous aménager
un endroit agréable et tranquille chez
vous pour vous reposer et organiser les tâches
ménagères en faisant participer
tout le monde, c’est idéal. Si ce
n’est pas possible, sachez que la prise
en charge d’une aide ménagère
peut vous être accordée selon vos
ressources et es effets du traitement sur vous.
Au niveau médical, faites un bilan de
santé complet : dents, yeux, examens gynécologiques,
radio des poumons, cholestérol, glycémie,
électrocardiogramme après 40 ans.
Vérifiez que tout va bien. Si vous avez
des problèmes dentaires, faitesv ous soigner
avant de commencer à prendre vos médicaments,
et consultez régulièrement votre
dentiste tout au long de votre traitement.
Si vous êtes soigné pour une autre
maladie, prévenez le médecin spécialiste
qui vous suit. Avant le traitement anti-VHC, essayez
aussi de diminuer vos dépendances (alcool,
drogue, tabac).
Si vous n’avez pas l’habitude de
veiller à votre alimentation, essayez de
rétablir un équilibre dans vos repas.
Prenez le temps de faire de vrais petit-déjeuners.
Si vous avez peu d’appétit, mangez
en petites quantités, mais plus souvent.
Si vous avez des kilos en trop et que vous souhaitez
maigrir, ne dépassez pas la barre de 10
% de perte de poids. Si vous êtes sportif,
continuez. Pour les autres, un peu d’activité
physique (marcher tous les jours) permet de se
maintenir en forme.
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Comment faire face aux répercussions
psychologiques dues au traitement ? |
Difficile de savoir à l’avance si le
traitement va perturber notre vie, et à quel
point. Vous pouvez traverser cette période
sans encombre, mais aussi en subir les conséquences
au niveau personnel, familial, conjugal. L’apparition
d’un état dépressif peut être
un effet indésirable des médicaments.
Il faut être très vigilant, car cela
peut survenir rapidement. Prenez les devants, parlez-en
à votre médecin, il pourra dans certains
cas vous prescrire une prise en charge adaptée
(médicamenteuse ou non). Nous avons parfois
peur de cumuler les traitements. Or il ne faut pas
laisser s’installer une dépression.
Si vous vous sentez mal, ne vous dites pas que «
c’est normal ». Consultez.
Au sein de votre couple, anticipez les éventuelles
difficultés sexuelles (manque de désir,
fatigue contrariant la libido). Parlez-en avec
votre conjoint, prévenez-le que cela peut
arriver. Si vous ne dites rien, il pourrait mal
interpréter ce changement de comportement
sans oser aborder le sujet. Le non-dit entraîne
l’incompréhension.
Pour certains, le traitement peut aussi être
un révélateur de difficultés
antérieures. Si nous avions des soucis
personnels avant, nous pouvons avoir l’impression
de perdre le contrôle, de ne plus faire
face.
Quelle que soit notre situation, il est très
important pour nous d’avoir quelqu’un
à qui parler. Cela peut être un membre
de notre famille ou d’une association, ou
un ami. Et cela n’empêche pas de consulter
également un psychiatre ou un psychologue.
Plus vous aurez de personnes sur qui vous appuyer,
mieux vous vivrez le traitement.
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