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10 BONNES RAISONS DE SE FAIRE DEPISTER
.Comment
savoir si l’on peut être atteint
d’hépatite B ou C ? |
| 1 |
j’ai
été transfusé avant 1992
|
| 2 |
j’ai
essayé des drogues même il y a longtemps
soit par sniff, soit par injection, ou j’ai
partagé du petit matériel d’injection |
| 3 |
j’ai
eu une opération chirurgicale majeure |
| 4 |
j’ai
été hospitalisée pour des
soins lourds |
| 5 |
ma
mère est porteuse du virus de l’hépatite
B ou C |
| 6 |
mon
(ou ma) partenaire est porteur du virus de l’hépatite
B ou C |
| 7 |
un des membres de ma famille proche est porteur
du virus de l’hépatite B ou C |
| 8 |
j’ai
eu des examens médicaux transcutanés
ou recours à l’acupuncture |
| 9 |
je me suis fait faire un piercing ou un tatouage |
| 10 |
j’ai
été incarcéré à
un moment de ma vie |
| Une
seule bonne réponse positive suffit pour
pouvoir être infecté par l'un des
virus. FAITES
-VOUS DEPISTER. |
(Source
: Réseau Hépatite C Côte d'Azur,
Journée Nationale Hépatites le 21 janvier
2006)
Personnes ayant avant 1992 un passé médical
avec l'un des événements suivants :
• Transfusion (sang, culots globulaires, concentrés
plaquettaires, plasma)
• Administration de dérivés du sang
(fractions coagulantes) avant 1990
• Greffe (tissu, cellules, organes)
• Chirurgie lourde
• Séjour en réanimation
• Accouchement difficile
• Hémorragie digestive
• Soins à la naissance (néonatalogie,
pédiatrie)
Personnes ayant pu être exposés
avant 1997 lors d’actes invasifs :
(risques résiduels encore mal maîtrisés)
• Exemple : endoscopie avec biopsie
Quelle que soit la date, toutes les personnes
dont le sang a pu être en contact avec du sang
VHC positif :
• Dialysés
• Nés de mère VHC +
• Usagers de drogues par voie intra veineuse ou
pernasale (même une seule fois)
• Tatouage, piercing, mésothérapie,
acupuncture (sans utilisation de matériel à
usage unique)
• Soins dans des pays à forte prévalence
du VHC (Asie du SE, Moyen Orient, Afrique, Amérique
du Sud)
• Prisonniers et anciens prisonniers (partage
d’objets coupants, pratiques addictives)
• Entourage d’un patient VHC + (partage
d’objets de toilette pouvant être en contact
avec du sang)
• Partenaires sexuels d’un patient VHC +
• Personnes ayant une élévation
(même minime) des transaminases ALAT (SGPT)
• Personnes ayant une asthénie importante
prolongée et inexpliquée
• Personnes ayant un antécédent
d’ictère non expliqué
• Personnes ayant une infection par le VIH ou
une hépatite B
(Références
bibliographiques : 1 - Dépistage de l’hépatite
C. Mémo à l’usage des médecins.
Document édité par le Ministère
de la Santé et l’INPES d’après
les recommandations de l’Agence nationale d’accréditation
et d’évaluation en santé (ANAES)
; Avril 2001, réédition février
2004 . Disponible sur le site de l’inpes (professionnels
de santé) http://www.inpes.sante.fr/.
2 - Hépatite C : dépistage, clinique,
prise en charge et conseils aux patients. État
des connaissances : Août 2001. Document à
l’usage des professionnels de santé édité
par le Comité français d’éducation
pour la santé (CFES). Novembre 2001)
Où faire un test ?
Le test de dépistage des hépatites se
fait sur une simple prise de sang. Cet examen est réalisé,
sur prescription médicale, dans l’ensemble
des laboratoires d’analyses biologiques. Il n’est
pas nécessaire d’être à jeun
pour en bénéficier.
Le dépistage de l’hépatite B et
de l’hépatite C est aussi réalisé
dans
les
Centres d’information et de dépistage anonymes
et gratuits (CIDAG) proposant le test du VIH /sida.
La démarche est la suivante :
• rencontrer un médecin, qui peut être
son médecin traitant ou le médecin du
CIDAG. Celui-ci évalue les risques et détermine
le meilleur moment pour réaliser le test. C’est
à cette occasion qu’on peut également
s’informer auprès du médecin des
risques et de la prévention.
• si le test est nécessaire, il sera réalisé
au laboratoire d’analyses (pour une prescription
de ville), ou directement au CIDAG. L’examen biologique
est remboursé à 100 % aux assurés
sociaux. Au CIDAG, l’ensemble de la démarche
est gratuite (et anonyme) que l’on soit ou non
assuré social.
Le résultat est rendu quelques jours après.
Quel que soit le résultat, c’est le médecin
qui l’a prescrit qui doit en expliquer le sens
(un test positif ne veut pas dire qu’on a une
hépatite et un test peut être négatif
alors qu’on vient d’être contaminé),
et donner les conseils (réalisation d’examens
complémentaires, vaccination contre l’hépatite
B, recommandations de prévention) nécessaires.
Attention :
• Les tests des hépatites ne sont pas réalisés
lors d’un « bilan complet ». Il s’agit
toujours d’une prescription spécifique
donnant lieu à un résultat écrit.
• Le résultat ne donne d’indication
que sur la situation de la personne qui a fait le test.
Si vous avez un test négatif pour une hépatite,
cela ne veut pas dire que votre partenaire ne l’a
pas.