Le dépistage

[title size= »2″]10 bonnes raisons de se faire dépister[/title]

Comment savoir si l’on peut être atteint d’hépatite B ou C ?

[checklist]
  • j’ai été transfusé avant 1992
  • j’ai essayé des drogues même il y a longtemps soit par sniff, soit par injection, ou j’ai partagé du petit matériel d’injection
  • j’ai eu une opération chirurgicale majeure
  • j’ai été hospitalisée pour des soins lourds
  • ma mère est porteuse du virus de l’hépatite B ou C
  • mon (ou ma) partenaire est porteur du virus de l’hépatite B ou C
  • un des membres de ma famille proche est porteur du virus de l’hépatite B ou C
  • j’ai eu des examens médicaux transcutanés ou recours à l’acupuncture
  • je me suis fait faire un piercing ou un tatouage
  • j’ai été incarcéré à un moment de ma vie
[/checklist]

Une seule bonne réponse positive suffit pour pouvoir être infecté par l’un des virus.
FAITES-VOUS DÉPISTER !

Personnes ayant avant 1992 un passé médical avec l’un des événements suivants :

• Transfusion (sang, culots globulaires, concentrés plaquettaires, plasma)
• Administration de dérivés du sang (fractions coagulantes) avant 1990
• Greffe (tissu, cellules, organes)
• Chirurgie lourde
• Séjour en réanimation
• Accouchement difficile
• Hémorragie digestive
• Soins à la naissance (néonatalogie, pédiatrie)

Personnes ayant pu être exposés avant 1997 lors d’actes invasifs :

(risques résiduels encore mal maîtrisés)
• Exemple : endoscopie avec biopsie

Quelle que soit la date, toutes les personnes dont le sang a pu être en contact avec du sang VHC positif :

• Dialysés
• Nés de mère VHC +
• Usagers de drogues par voie intra veineuse ou pernasale (même une seule fois)
• Tatouage, piercing, mésothérapie, acupuncture (sans utilisation de matériel à usage unique)
• Soins dans des pays à forte prévalence du VHC (Asie du SE, Moyen Orient, Afrique, Amérique du Sud)
• Prisonniers et anciens prisonniers (partage d’objets coupants, pratiques addictives)
• Entourage d’un patient VHC + (partage d’objets de toilette pouvant être en contact avec du sang)
• Partenaires sexuels d’un patient VHC +
• Personnes ayant une élévation (même minime) des transaminases ALAT (SGPT)
• Personnes ayant une asthénie importante prolongée et inexpliquée
• Personnes ayant un antécédent d’ictère non expliqué
• Personnes ayant une infection par le VIH ou une hépatite B 
(Références bibliographiques : 1 – Dépistage de l’hépatite C. Mémo à l’usage des médecins. Document édité par le Ministère de la Santé et l’INPES d’après les recommandations de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES) ; Avril 2001, réédition février 2004 . Disponible sur le site de l’inpes (professionnels de santé) http://www.inpes.sante.fr/.
2 – Hépatite C : dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients. État des connaissances : Août 2001. Document à l’usage des professionnels de santé édité par le Comité français d’éducation pour la santé (CFES). Novembre 2001)

Où faire un test ?

Le test de dépistage des hépatites se fait sur une simple prise de sang. Cet examen est réalisé, sur prescription médicale, dans l’ensemble des laboratoires d’analyses biologiques. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour en bénéficier.
Le dépistage de l’hépatite B et de l’hépatite C est aussi réalisé dans les Centres d’information et de dépistage anonymes et gratuits >>(CIDAG) proposant le test du VIH /sida.

La démarche est la suivante :
• rencontrer un médecin, qui peut être son médecin traitant ou le médecin du CIDAG. Celui-ci évalue les risques et détermine le meilleur moment pour réaliser le test. C’est à cette occasion qu’on peut également s’informer auprès du médecin des risques et de la prévention.
• si le test est nécessaire, il sera réalisé au laboratoire d’analyses (pour une prescription de ville), ou directement au CIDAG. L’examen biologique est remboursé à 100 % aux assurés sociaux. Au CIDAG, l’ensemble de la démarche est gratuite (et anonyme) que l’on soit ou non assuré social.

Le résultat est rendu quelques jours après. Quel que soit le résultat, c’est le médecin qui l’a prescrit qui doit en expliquer le sens (un test positif ne veut pas dire qu’on a une hépatite et un test peut être négatif alors qu’on vient d’être contaminé), et donner les conseils (réalisation d’examens complémentaires, vaccination contre l’hépatite B, recommandations de prévention) nécessaires.

Attention :
• Les tests des hépatites ne sont pas réalisés lors d’un « bilan complet ». Il s’agit toujours d’une prescription spécifique donnant lieu à un résultat écrit.
• Le résultat ne donne d’indication que sur la situation de la personne qui a fait le test. Si vous avez un test négatif pour une hépatite, cela ne veut pas dire que votre partenaire ne l’a pas.