HÉPATITES C EN FRANCE : LES MISES SOUS TRAITEMENT S’EFFONDRENT !

On n’en croit pas nos oreilles mais c’est pourtant ce que l’on a entendu en « OFF » du congrès de l’AASLD à San Francisco. Une rumeur ? Pas si sûr…

Si l’on croise les aveux des ténors de l’hépatologie française et ceux de l’industrie pharmaceutique la rumeur semblerait fondée.

Début 2014, le nombre de mise en route de traitement antiviral C était tombé à 500 par trimestre (2000 par an) et puis l’arrivée des nouvelles molécules a vu s’envoler ces chiffres trimestriels sur une projection à 20 000 traitements par  an. Mais il semble  bien que le dernier trimestre 2015 enregistre pour la première  fois depuis un an la diminution des initiations de traitement, quelle en est la cause ?

En parlant avec les hépatologues il semble que les recommandations  françaises qui ne consistent qu’à traiter les patients sévères soient arrivées à leur fin. Tous les patients qui étaient dans les files d’attente des services spécialisés pour être traités l’ont été !  Alors cela pourrait être le moment d’étendre  l’accès aux traitements des patients avec des fibroses  F0/F1/F2 car l’heure est peut être venue. Oui mais voilà il semblerait que les négociations en hauts lieux n’aboutissent pas. Pour l’instant on resterait sur l’accès aux traitements uniquement pour les patients supérieur ou égale à F2 sévère. Pourtant lors de l’AASLD on nous a présenté des dizaines de résultats et d’études qui ont traité des patients  avec des hépatites minimes. Un concept : »test and treat » que l’on pourrait traduire par « dépister et traiter » le discours est alors tellement plus simple et cohérent pour les citoyens, les malades, les médecins généralistes  et on a plus peur que le dépistage mène à l’impasse.

Messieurs les décideurs vous n’avez pas voulu faire confiance aux médecins et aux malades vous avez eu peur que la machine s’emballe et que l’on sature le système d’accès aux soins ? Et bien en moins de 2 ans le nombre de traitement diminue, alors maintenant on fait quoi ? On remonte les manches et on y va pour éradiquer l’hépatite C de l’hexagone avant 2025 ?

Il faut décider aujourd’hui pour guérir demain, notre futur nous appartient ne le confions à personne !

Pascal Mélin

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2 commentaires sur “HÉPATITES C EN FRANCE : LES MISES SOUS TRAITEMENT S’EFFONDRENT !

  1. Il me semble que l’on oublie les personne qui refusent le ou les traitements, j’ai été traité 3 fois, 1998 incompatibilité TTT VIH, 2008 accident cardiaque, même avec l’EPO les globules rouges ne remontaient pas, donc transfusion arrêt du traitement, 2014 Sofosbuvir/Daclatasvir à 3 semaines dysfonction rénale, je suis F4 dernier fibroscan KPA 60. Je peux aussi vous parler d’un ami qui est aujourd’hui sous dialyse.
    Pourquoi courir, j’ai la totale VHB/VHC/VIH depuis 40 ans, cirrhose depuis 30 ans. Un nouveau traitement ma été proposé qui devait débuter prochainement, ma réponse est simple, ce sera; non merci je vais très bien. »je ne suis pas seul dans ce cas….
    Pour ce qui est du traitement préventif du VIH TRUVADA distribué à tout va, c’est juste pour remplir les poches du labo Gilea, lorsqu’on pense à la dialyse qui peut-être engendré par ce joli comprimé bleu. C’est un lourd tribut à payer.

    Merci Pascal pour cette citation « notre futur nous appartient ne le confions à personne !
    Je suis en accord avec toi sur ce point

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