PHC 2018, EQUILIBRE ET BAROMETRE

 

Le 11ème congrès PHC (Paris Hepatology Conference) 2018 vient de s’achever.

En à peine plus de dix ans, ce congrès, placé sous la présidence du Pr Patrick Marcellin, est devenu un rendez-vous incontournable sur la scène internationale pour débattre des dernières nouveautés hépatologiques.

Cette année plus de 1 000 spécialistes, originaires de tous les pays, se sont donnés rendez-vous à Paris.

La 11ème édition était celle du retour à l’équilibre. Les années précédentes étaient marquées par l’omniprésence de l’hépatite C. Mais en 2018, on a autant parlé de l’hépatite C que de l’hépatite B et même de la NASH. Bravo !

Le 15 janvier, SOS Hépatites a participé à l’émission Priorité Santé sur RFI, ce qui nous a permis d’échanger avec nos amis africains.

Puis il y a eu la conférence de presse du PHC, l’occasion pour SOS Hépatites, dès le début de l’année, de communiquer sur des actions 2018 et sur nos partenariats :

  • La première action s’articule avec Culture Angels, c’est la poursuite de la campagne « savoir C guérir » qui vise à intensifier le dépistage des trois virus, VHB, VHC et VIH, porté par la dynamique autour de l’hépatite C.
  • La deuxième action est le baromètre de la guérison développé avec le laboratoire Gilead. Il consiste, grâce aux chiffres de vente, à connaître le nombre de patients guéris. Le baromètre est disponible sur le site de la campagne « savoir C guérir ». En 2017, ce sont plus de 18 000 malades qui ont été guéris, soit un patient toutes les 30 minutes.

Pourrons-nous passer le cap des 20 000 guérisons en 2018 ?

Pour 2018 ce chiffre sera actualisé chaque mois.

Paris tenu ! Paris au PHC !

Pascal Mélin

JOYEUX NOËL….

Noël c’est l’anagramme de Léon, Léon c’est le cri du dindon, le dindon c’est le cousin de l’oie, l’oie c’est l’emblème du foie gras, et le foie gras c’est Noël .

Le foie gras c’est l’exemple type de la stéatose hépatique (la NASH stéatose hépatite non alcoolique).

En Grec, le foie se dit Hépar. Il était considéré comme l’organe des humeurs, il y avait la bile noire et la bile jaune, d’où l’expression « se faire de la bile ». On en a gardé le mot colére qui a la même racine que cholédoque ou encore que le choléra (maladie ou les gens vomissent). Les Grecs faisait des hépatoscopies avant les combats, ils sacrifiaient un animal et regardaient son foie pour connaitre l’issue de la bataille.

En latin, le mot foie vient de «ficus» (la figue) et de «ficatum» qui signifie foie gras d’un animal nourri de figues.

Au fur et à mesure de l’évolution de la langue ficatum devint ficitum, fidigo, fidicum puis firie enfin feie et finalement foie! Le foie est le seul organe dont le nom est issu de son statut d’organe malade, ficatum c’est à dire foie gras d’un animal nourri de figues.

Cette histoire est cocasse et mérite d’être racontée autour du foie gras de Noël, en se souvenant que la surcharge pondérale est un pourvoyeur de foie gras et donc de cirrhose. Les NASH et l’obésité sont devenues la première cause de cirrhoses aux USA…

Je vous souhaite tout de même des fêtes de fin d’années hépatantes!

Pascal Mélin