COMMUNIQUÉ DE PRESSE – ACCÈS POUR TOUS AUX TRAITEMENTS CONTRE L’HÉPATITE C EN FRANCE

Communiqué de Presse
29 décembre 2016

 

Accès pour tous aux traitements contre l’hépatite C en France

La fin d’un rationnement insupportable

Le début d’une stratégie cohérente de santé publique

Depuis deux ans, le prix des nouveaux traitements contre l’hépatite C exigé par les laboratoires a conduit le gouvernement à rationner l’accès aux soins, en violation directe de nos principes constitutionnels d’accès à la santé, retardant toute politique de santé publique pour mettre fin à l’épidémie.

Aujourd’hui, un arrêté signé par la Ministre de la santé consacre la possibilité d’accès de ces traitements à l’ensemble des malades et réserve les réunions de concertations pluridisciplinaires (RCP) au cas les plus complexes.Nous nous félicitons de la levée de cet embargo. La lutte vers la fin de l’épidémie débute : les conditions sont enfin réunies pour construire une véritable stratégie de santé publique.

L’arrivée de ces traitements curatifs constitue un progrès scientifique et médical majeur mais les défis sont encore nombreux.

Accompagnement des malades

Avec désormais des traitements courts et une suppression virologique quasiment garantie, nous devons changer notre façon d’accompagner les personnes : accompagner dans le dépistage, accompagner les comportements pour éviter une contamination, accompagner le processus de guérison et accompagner la continuité des soins pour les malades guéris du virus de l’hépatite C mais souffrants d’une fibrose sévère (cirrhose), qui doivent continuer un suivi au long cours.

Dépistage universel

Toutes les conditions sont désormais réunies pour débuter un dépistage de grande ampleur des 75 000 personnes qui ignorent leur contamination : des traitements courts, efficaces, désormais accessibles à toutes et tous.

Rassurons rapidement les pouvoirs publics : de récentes études confortent le coût –efficacité d’un dépistage généralisé de l’hépatite C à toute la population. C’est en ce sens que nous participerons prochainement au lancement de la campagne #SavoirCguerir.

Réduction des risques

Les usagers de drogues par voie injectable (UDI) sont les premiers concernés par les nouvelles contaminations. La mise en œuvre de programmes de réduction des risques (RDR) a permis de limiter considérablement les risques de transmission de l’hépatite B, de l’hépatite C et du VIH. Aujourd’hui, une nouvelle ère de la réduction des risques débute avec des programmes de RDR et de non-recontamination adaptés à développer. Le traitement doit d’autre part être proposé dans une démarche de prise en charge globale : hépatologique, addictologique, psychologique et sociale.

Notre mobilisation a ouvert une réflexion plus large sur le coût et l’accès aux traitements innovants, la transparence des prix devant les citoyens, la participation des usagers pour une démocratie sanitaire équilibrée. Les témoignages rapportés par notre association ont montré que seul un accès universel, ferme et sans condition permet d’assurer une égalité de prise en charge, de lutter contre les discriminations, les préjugés et les disparités des pratiques. Le développement de solutions alternatives d’accès aux traitements par les malades a également mis en avant de sérieuses problématiques de sécurité sanitaire : tourisme médical, achat de traitements en ligne, développement de marché parallèle sur le sol français.

L’hépatite C est la première maladie chronique qui se guérit. Cette douloureuse expérience de rationnement des traitements est néanmoins riche d’enseignements pour construire l’avenir.

Contacts Presse

Yann Mazens, Directeur de SOS Hépatites Fédération                 06 74 86 44 48

Pascal Mélin, Président de SOS Hépatites Fédération                  07 85 62 91 69

Frédéric Chaffraix, Vice-Président de SOS Hépatites Fédération           06 62 80 53 74

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