C’EST VRAIMENT TROD : JE N’EN CROIS PAS MES OREILLES !

La semaine dernière, je participais à une formation sur les TROD en Bourgogne.

Et lors de la deuxième journée, mes bras en sont tombés d’entendre cette phrase sortie tout naturellement de la bouche d’une infirmière : « Chez nous, notre direction nous a dit : allez-vous former, vous pourrez faire des TROD, mais en aucun cas donner les résultats, car ça c’est le travail du médecin !»

Il y a vraiment des directions qui n’ont pas bien compris et qui devraient venir avec nous, réaliser des TROD.

À l’heure où tout le monde réfléchit à généraliser le dépistage en le démédicalisant, il persiste des gens qui estiment que l’annonce du résultat TROD revient aux médecins !

L’intérêt même du TROD est bien de le mettre dans des mains non-médicales !

Et nos formations prévoient de travailler sur l’annonce et le savoir être.

C’est ce que nous avons fait !

Le plus dur pour moi, c’est de former des infirmières et d’imaginer qu’elles n’auront peut-être pas le droit de faire des TROD.

Car faire des TROD, ce n’est pas juste un savoir-faire technique, c’est avant tout un savoir être !

Un TROD, sans l’annonce du résultat perd tout l’intérêt pour lequel on l’utilise, soit : son immédiateté et sa capacité à permettre cette rencontre humaine qui viendra réinterroger sur les pratiques et les prises de risques.

Le TROD n’est pas négociable, ce n’est pas médical, car rappelons que, ce n’est pas un dépistage.

Les structures qui veulent développer des programmes de réalisation de TROD doivent écouter et entendre les personnels formés à cette technique.

Je fais confiance en l’homme, je me méfie des structures

 

Pascal Mélin

 

 

 

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