CAARUD : REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES, QUOI DE NEUF EN 2019 ? – ATELIER – 20e FORUM NATIONAL

JEUDI 22 NOVEMBRE

CAARUD : réduction des risques et des dommages, quoi de neuf en 2019 ?

La France s’est dotée de CAARUD pour donner suite à la loi de santé public de 2004 : Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogue.

En 2018 soit 14 ans plus tard, il est toujours aussi intéressant de rappeler les sept missions d’un CAARUD :

Ces 7 missions des CAARUD sont détaillées dans le décret n°2005-1606 du 19 décembre 2005 :

1/ L’accueil collectif et individuel, l’information et le conseil personnalisé aux usagers de drogues ;

2/ Le soutien aux usagers dans l’accès aux soins qui comprend :

a) L’aide à l’hygiène et l’accès aux soins de première nécessité, proposés de préférence sur place ;

b) L’orientation vers le système de soins spécialisés ou de droit commun ;

c) L’incitation au dépistage des infections transmissibles ;

3/ Le soutien aux usagers dans l’accès aux droits, l’accès au logement et à l’insertion ou la réinsertion professionnelle ;

4/ La mise à disposition de matériel de prévention des infections ;

5/ L’intervention de proximité à l’extérieur du centre, en vue d’établir un contact avec les usagers.

6/ Le développement d’actions de médiation sociale en vue de s’assurer une bonne intégration dans le quartier et de prévenir les nuisances liées à l’usage de drogues.

7/ La participation au dispositif de veille en matière de drogues et de toxicomanie, à la recherche, à la prévention et à la formation sur l’évolution des pratiques des usagers.

L’ensemble des CAARUD ont-ils tous le souci de ces 7 missions ? Le dépistage des maladies transmissibles et éviter leur transmission par le soin ou l’usage du matériel n’est-il pas restrictif si on ne le fait évoluer ?

Les CAARUD doivent évoluer pour faire aux nouveautés du monde addictologique, aux poly addictions, nouvelles drogues, nouveaux modes de consommation, mélange avec l’alcool, nouvelles prises de risque, aux nouveaux lieux de consommations.

Ainsi on peut penser que le Chemsex ou le SLAM viennent questionner nos pratiques.

Quelle place doit-on donner à l’alcool ou à l’addiction aux jeux dans un CAARUD ? Comment est-il possible de garder une unité d’action des CAARUD sur le territoire national ?

Les CAARUD doivent formuler leurs propres propositions d’évolution et c’est à ce projet que SOS hépatites veut participer.

Ce sont les réflexions qui seront portées par Jacques SCHUURMAN directeur du CAARUD YOZ de SOS hépatites Champagne-Ardenne avec la contrepartie d’Alexandra LORET WILAND, infirmière du CAARUD 89 d’Auxerre.

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