PÉNURIES DE MÉDICAMENTS ET DE VACCINS : LES INDUSTRIELS ENCORE PROTÉGÉS

Communiqué de presse

14 septembre 2020

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Pénuries de médicaments et de vaccins : les industriels encore protégés

France Assos Santé et ses associations membres sont historiquement mobilisées contre les pénuries de médicaments et de vaccins qui continuent de provoquer de lourdes conséquences non seulement pour les personnes malades mais également en termes de santé publique.

Par communiqué en date du 8 septembre, nous avons demandé que le décret obligeant les industriels à constituer un stock de sécurité de médicaments soit rapidement publié, conformément à la loi votée par les parlementaires en décembre 2019.

Les échanges avec les autorités se sont depuis intensifiés, nous savons désormais comment cette disposition – votée pourtant à l’unanimité par les représentants de l’assemblée nationale – est vidée de sa substance.

Le dispositif prévu par la loi – qui constitue déjà le fruit d’un compromis – précise que la limite de ces stocks ne peut « excéder quatre mois de couverture des besoins ».

Aujourd’hui la santé de nos citoyens perd encore la partie. Le décret actuellement proposé définit une mesure à minima répondant à la pression des industriels : 2 mois de stocks.

Les parlementaires votent, l’exécutif détricote

La constitution de stocks de sécurité visait à rentrer, enfin, dans une logique de prévention des pénuries, de se donner le temps d’envisager des mesures correctrices (définitions d’alternatives, importation) limitant ainsi les pertes de chances, les interruptions de traitements, les effets indésirables, parfois graves, causés par des changements de traitements en urgence.

L’obligation de stocks de sécurité désormais limitée à 2 mois pour l’ensemble des médicaments, sauf exceptions définies par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), ne répond pas à nos demandes. L’Agence serait donc investie de conduire un dispositif supplémentaire alors qu’elle peine déjà à assurer ses missions.

Quels moyens pour conduire ce régime d’exception ? Quelle pertinence d’établir un nouveau dispositif alors que le code de la sécurité publique définit pourtant déjà une liste des classes thérapeutiques contenant des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur [1] ?

Le dispositif proposé abandonne donc tout objectif de prévention : les associations devront, encore, et constamment porter de la voix pour que, péniblement, certains médicaments bénéficient de ce régime d’« exception ». L’obligation pour les industriels d’assurer un approvisionnement approprié et continu est pourtant également inscrit au code de la santé publique !

Seule une obligation de constitution d’un stock de sécurité de 4 mois pour l’ensemble des médicaments à intérêt thérapeutique majeur permet de prévenir à minima les pénuries et de protéger tous les malades.


Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org


[1] article L5111-4 du code de la santé publique

PÉNURIES DE MÉDICAMENTS ET DE VACCINS : PAS DE STOCKS EN VUE

Communiqué de presse

8 septembre 2020

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Pénuries de médicaments et de vaccins : pas de stocks en vue

France Assos Santé et ses associations membres, historiquement mobilisées contre les pénuries de médicaments et de vaccins, s’inquiètent de la mise en œuvre effective des mesures pourtant votées par la représentation nationale en décembre 2019. Nous demandons que le décret obligeant les industriels à constituer un stock de sécurité de médicaments soit rapidement publié, conformément à la loi votée par les parlementaires en décembre 2019.

Janvier 2019 : France Assos Santé publiait les résultats d’une enquête exclusive réalisée par l’institut BVA auprès d’un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française qui pointaient les difficultés récurrentes d’accès à certains vaccins et médicaments pour des millions de Français et leurs conséquences directes sur leur santé et leur qualité de vie.

En septembre 2019, nous avions salué les mesures de lutte contre les pénuries annoncées par le Premier ministre qui témoignaient d’une prise de conscience manifeste du gouvernement quant à l’ampleur du problème.

En décembre 2019, un ensemble de mesures était voté par la représentation nationale dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. Ces mesures avaient fait l’objet d’un article spécifique voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale, au cours d’un scrutin public.

Septembre 2020 : un an après les premières annonces et alors que les difficultés d’approvisionnement en produits de santé invitaient à accélérer le pas, les principales mesures ne sont toujours pas mises en œuvre.
Parmi celles-ci, l’obligation pour les industriels de créer un stock de sécurité constituait pourtant une avancée notable, demandée historiquement par le secteur associatif.

Qu’attend-t–on ? Du courage politique

Le décret nécessaire à la mise en œuvre du dispositif est actuellement en attente : l’industrie pharmaceutique met aujourd’hui tout en œuvre pour en diminuer la portée.
Devant l’ampleur inégalée des pénuries de médicaments, nous considérons :

  • Que le décret permettant la constitution de stocks de sécurité de médicaments et de vaccins doit être publié sans attendre.
  • Que le dispositif prévu par la loi constituait déjà le fruit d’un compromis en précisant que ces stocks ne pouvaient excéder quatre mois de couverture des besoins.

La demande des associations doit être entendue, à savoir l’obligation pour les industriels de constituer des stocks de sécurité correspondant à :
– 4 mois de couverture des besoins pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur mentionné à l’article L5111-4 du code de la santé publique ;
– au moins 2 mois de couverture des besoins pour tout autre médicament.

Plus largement, nous considérons que les mesures annoncées par le premier Ministre, votées par la représentation nationale et attendues par nos concitoyens doivent être mises en œuvre en conservant toute leur portée et tout leur sens.


Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org

RETOUR DES PERSONNES VULNÉRABLES AU TRAVAIL

Communiqué de presse

3 septembre 2020

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Retour des personnes vulnérables au travail : garantir leur sécurité doit être une priorité

Le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés face à l’épidémie de covid-19 qui est paru le 31 août évoque la situation des personnes vulnérables au regard de la liste du HCSP et de leurs proches qui depuis le 1er septembre ne peuvent plus bénéficier de certificats d’isolement, à l’exception d’une liste de pathologies très restrictive arbitrée par le gouvernement et traduite dans le décret du 29 août 2020. Il reprend une partie des recommandations de l’avis du HCSP daté du 19 juin concernant le retour à l’emploi des personnes vulnérables et rappelle que le télétravail reste prioritaire lorsque le poste de travail le permet.

France Assos Santé demande que le télétravail soit rendu opposable pour les personnes vulnérables et leurs proches dès lors que le poste le permet. En effet, de nombreux travailleurs ayant télétravaillé pendant la période de confinement ont été sommés de revenir sur site alors que leur activité était compatible avec une activité à domicile. L’employeur qui refuse la demande du salarié vulnérable de télétravail, notamment quand celui-ci est préconisé par le médecin du travail, devrait ainsi motiver clairement le refus en justifiant l’impossibilité de répondre favorablement à cette demande.

Par ailleurs, nous demandons que le salarié vulnérable ou le proche puisse solliciter rapidement, s’il le souhaite, le médecin du travail et que ce dernier puisse bénéficier d’outils et de guidelines lui permettant d’évaluer sa situation, dans sa globalité, et de pouvoir s’assurer que l’ensemble des conditions de sécurité pour le retour à l’emploi soient respectées : fiches d’informations précises sur les pathologies concernées, possibilité de recours au télétravail ou non, mise à disposition de masques chirurgicaux par l’employeur, bureau individuel ou mesures protectrices prévues, gestes barrières, distanciation physique y compris dans les transports en commun, comme indiqué dans l’avis du 19 juin du HCSP. A défaut, France Assos Santé demande que soit proposée la prise en charge de transport individuel dans le cas où les distanciations physiques ne soient pas possibles dans les transports en commun.

Si toutes les conditions ne sont pas réunies, et en concertation avec le salarié, une éviction doit pouvoir être prononcée et garantir le maintien de la rémunération.

Enfin, au regard des difficultés rencontrées par les personnes absentes de leur emploi pendant une longue période et du risque de pressions, de licenciements et de désinsertion professionnelle du fait de leur situation de fragilité, qui nous sont remontées, nous demandons qu’un statut protecteur soit instauré pour interdire tout licenciement pendant la période durant laquelle elles ont bénéficié d’un certificat d’isolement, et sur une période postérieure à déterminer.

Contact presse : 01 40 56 98 80communication@france-assos-sante.org

SOUS LA PLAGE, LES TÉMOIGNAGES…

Cet été, à Nevers, à Paris ou sur les plages du Der, les militants de SOS Hépatites ont mis en place des espaces de dépistage destiné à la population générale. On me demande souvent combien il y a eu de dépistages positifs et souvent je réponds quil y a surtout maintenant plus de personnes qui savent comment rester indemnes de toute hépatite C, soit en se traitant soit en ne lattrapant pas.

Mais il y a parfois des témoignages qui sont dune richesse extrême… En voici un :

Sur les plages du Der un homme se laisse convaincre par nos militants de venir faire un TROD VIH et un TROD VHC. Pendant la réalisation des tests, il me lâche : « je peux vous poser une question ? »

Et là j’apprends qu’il a un fils gay co-infecté VIH-VHC qui vit en Savoie et qu’il est inquiet de son devenir. Je le rassure, lui dit quaujourdhui le VIH est une maladie chronique contrôlable et que l’hépatite C est, elle, guérissable. Au bout de quelques minutes, il est plus calme, il sourit, il se lève, il oublierait presque les résultats des TROD.

Faire un TROD, c’est aussi accéder à des informations et qui sait, son fils nest peut être pas encore guéri de son hépatite C…

Voilà une belle rencontre que permettent les TROD.

Pascal Mélin

CANCER DU FOIE : ET SI ON GREFFAIT LES INGREFFABLES ?

Et si on greffait les ingreffables ? C’est une réflexion que SOS Hépatites a déjà soulevée à son Forum il y a trois ans, 19e FORUM : VIDÉOS, DIAPORAMAS « HEPATO-CARCINOME ET TRANSPLANTATION ». Elle semble bien réelle aujourd’hui et nous fait dire, à nouveau, que nos rêves et nos réflexions ne sont pas si fous.

Il existe plusieurs stratégies face à un cancer du foie : chirurgie, chimioembolisation, radiothérapie, chimiothérapie et enfin la greffe du foie. Pendant de nombreuses années ces différentes techniques ont été utilisées séparément et comparées. La greffe avait de bons résultats uniquement quand la maladie était prise en charge à temps.

Nous avions alors réclamé la mise en place de stratégies de thérapies combinées comme une chimiothérapie ou une radiothérapie en attendant l’accès à la greffe. Nous avions même rêvé de combinaisons thérapeutiques qui permettraient de rendre greffables des patients qui n’en avaient pas les critères initialement.

Nous sommes dans le vrai car une étude italienne publiée en juillet 2020 dans le Lancet Oncology vient de répondre à cette question :

74 patients ont été inclus dans cette étude en comparant transplantation hépatique versus pas de transplantation. Tous les patients avaient un cancer du foie hors des critères de Milan et ne pouvaient donc pas accéder à la greffe (dont 50% hors des critères AFP utilisés en France), mais ils avaient tous une masse tumorale permettant de prédire une survie de 50% à 5 ans (calcul obtenu avec le Microticket calculator). Tous les patients ont reçu un traitement par radiologie interventionnelle plus ou moins associée à du sorafenib.

Au total, 45 ont été réévalués à la baisse et downstagés (verbe inventé de l’anglais downstaging). Ils ont alors été randomisés entre greffe hépatique et traitement conventionnel.

Résultats : Dans le groupe des greffés, la survie à 5 ans sans récidive est de 76,8% contre 18,3% dans le groupe traitement standard !

Les auteurs concluent donc que la transplantation hépatique après downstaging tumoral (réduction de la masse tumorale) est associée à un meilleur pronostic que le traitement standard sans transplantation…

Cette étude nécessite d’être confirmée mais c’est un formidable progrès dans les stratégies de combinaisons thérapeutiques en cancérologie hépatique.

40% des greffes portent leur indication sur un cancer du foie. Avec la demande croissante de greffes du foie, le manque de greffons est encore plus flagrant !

Pascal Mélin

28 JUILLET 2020 EN France : 70 000 !

 

70 000 personnes attendent d’être sauvées !

Ce 28 juillet 2020, Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, est à l’image de ces maladies, c’est-à-dire bien silencieux !

Malgré nos efforts les médias sont mobilisés à regarder un autre virus, le Covid-19.

Un tel silence cette année ne peut qu’être un pied de nez à notre campagne de prévention 2019 #DuBruitContrelHépatiteC, pour en savoir plus. Car il y a un an, nous étions sur la caravane du Tour de France avec deux camions bruyants, invitant les Français à se faire dépister et à en parler avec leur médecin, vidéo.

Un an après, les messages semblent perdus et le dépistage prend un autre sens.

Pourtant en juillet 2019, nous étions fiers d’annoncer que nous venions de passer sous la barre des 100 000 personnes non traitées, lire « Sous la barre des 100 000 ! ».

En août 2020, on estime qu’il y aurait en France :

  • 15 000 personnes se sachant porteuses du virus de l’hépatite C, mais non encore traitées,

  • Près de 70 000 personnes au total (population générale et populations spécifiques) qui sont infectées sans le savoir.

N’abandonnons pas ces 70 000 personnes qui peuvent guérir.

Allons à leur rencontre et faisons du bruit contre l’hépatite C, #DuBruitContrelHépatiteC.

Pascal Mélin

NASH À NEVERS C’EST LE 5 AOÛT !

ImaginezC’est le 28 juillet, journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, vous êtes à Nevers plage pour réaliser dans un cadre festif et de loisirs une action de dépistage. La radio et la presse ont invité la population à venir se faire dépister par TROD à Nevers plage. Les baigneurs sont là et se prêtent volontiers au dépistage.

Il y a un an lors dune telle action, les échanges comparaient l’hépatite C au VIH, aujourdhui on ne parle que COVID19… D’ailleurs des personnes sont venues pensant qu’il s’agissait de dépistage Covid.

Plus difficile, car cest un virus très différent dans ses modes de contamination ou son évolution

Mais ce qui me surprend le plus cest quon ne disait aucun mot sur la NASH alors que l’on voit des gens en surpoids circuler sur la plage avec d’énormes cornets de frites.

Certes, ce nest pas une maladie liée à un virus mais il semble quand même bien que nous soyons face à une nouvelle épidémie de maladie du foie

J’en étais là de mes réflexions lorsque je découvris le programme des concerts de l’été, un chaque soir, à Nevers plage. Le 5 août prochain un groupe de rock vient se produire et il se nomme NASH ! J’allais vite me renseigner auprès des organisateurs pensant que je venais de trouver un groupe engagé contre la NASH qui allait à travers ses chansons parler des facteurs de NASH, d’alimentation, de diabète et d’obésité peut-être… Génial, il me fallait les rencontrer !

Mais on mexpliqua que le nom de ce groupe « NASH » n’a rien à voir, le groupe existe depuis 2003 et a choisi ce nom pour son esthétique et sa sonorité.

Loin de me décourager, je me suis promis de rentrer en contact avec eux pour leur demander s’ils savaient quel autre sens avait le mot NASH, cest vrai que dans les moteurs de recherche on ne tombe pas tout de suite sur eux

Si vous voulez les écouter cest ici… 

Pascal Mélin

LE 28 JUILLET, DEVENEZ « Ré-VEILLANT » AVEC SOS HÉPATITES

Pour cette nouvelle journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, je vous propose de devenir Ré-VEILLANT.

C’est un nouveau concept. On connait tous les bienveillants : ce sont ceux qui veulent votre bien coûte que coûte. Ils oseraient même parfois vous dépister à votre insu en argumentant que cest une maladie guérissable ! Et puis il y a les surveillants, comme les gardiens de prison ou les pions dans les lycées.

Les surveillants et les bienveillants sont toujours au-dessus de nous. A SOS Hépatites nous sommes des malades, mais nous ne jugeons pas, nous ne donnons pas d’ordres, nous ne sommes pas des moralisateurs, nous ne sommes pas des sachants, nous ne sommes pas des médecins Nous sommes juste des « nous aussi », on pourrait nous qualifier de « ré-veillants ».

Nous voulons être dans le partage et laccompagnement. Le ré-veillant pourrait être celui qui se dit que de nombreuses personnes sont contaminées sans le savoir. Le ré-veillant serait aussi celui qui a peut être fait prendre des risques à son entourage et qui va aller leur en parler, ou bien encore celui qui va aller retrouver ceux qui lont peut être contaminé, non pour se venger, mais pour l’inviter au dépistage. Ce serait ça le ré-veillant.

Alors ce 28 juillet, faites le choix de devenir ré-veillant, avec nous allez à la recherche des malades qui signorent encore !

Pascal Mélin

JOURNÉE MONDIALE CONTRE LES HÉPATITES VIRALES

Communiqué de presse, 27 juillet 2020

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Dans 24 heures, la Journée Mondiale contre les Hépatites virales

Il faut finir le travail en France et regarder ce qu’il reste à faire dans le monde

Etes-vous prêts pour ce 28 juillet 2020 ?

Il y a un an, SOS hépatites était présente dans la caravane du Tour de France pour faire du bruit contre l’hépatite C sur les Champs-Elysées. Cette année, il va être difficile de se faire entendre au milieu du bruit médiatique sur un autre virus.
Comme vous le savez, la France a pris le pari d’éliminer l’hépatite C pour 2025. Elle est dans le top 10 des pays qui peuvent y arriver.

Mais pour beaucoup de pays, le mouvement mondial pour éliminer l’hépatite virale d’ici 2030 fixé par l’OMS ne sera pas atteint ! Et probablement pas avant 2050 !

La France peut encore y arriver, elle ne doit pas baisser la garde, mais plutôt renforcer ses efforts et actions !

Vous pensez que SOS hépatites exagère ? Que ce n’est pas si important ? Pourtant les hépatites virales sont la 6ème cause de mortalité sur la planète.

Voici la réponse en chiffres, brutalement comparés à ce que nous vivons actuellement !

  • Nouvelles infections chaque année pour l’hépatite B : 1,1 million de personnes[1]
  • Nouvelles infections chaque année pour l’hépatite C : 1,75 million de personnes
  • Décès pour l’hépatite B : 1 million de personnes et 500 000 pour l’hépatite C, et c’est chaque année ! C’est plus que la grippe espagnole ou le Covid-19 !
  • Nombre de personnes vivant avec la maladie pour l’hépatite B, ce sont 257 millions de personnes et pour l’hépatite C, 71 millions.
  • Le dépistage et les traitements, bien qu’efficaces, ils sont en panne à l’échelon mondial ! Moins de 10% des malades ont été dépistés. Pour l’hépatite B on estime à 4,5 millions le nombre de personnes sous traitement à vie. Alors que pour l’hépatite C, les traitements ne sont que de quelques mois et permettent de guérir à presque 100 %, on estime que seules 3 millions de personnes en bénéficient chaque année actuellement ![2]
  • Sans oublier les 5%, au moins, de personnes porteuses de l’hépatite B qui sont en plus infectées par l’hépatite Delta.[3]

Alors ne nous demandez pas d’accepter ces épidémies d’hépatites virales qui sont là depuis toujours et contre lesquelles on ne fait rien ou si peu ! Oui, il faut finir le travail en France et visiblement le dépistage de masse qui semblait encore inimaginable il y a quelques années serait possible !

Mais il n’y a pas que la France, regardons ce 28 juillet ce qu’il reste à faire dans le monde pour trouver tous les millions de malades qui s’ignorent !

Suivez-nous :

Newsletter l’Hépatante spéciale « Journée Mondiale contre les Hépatites 2020 »

Pour en savoir plus :
www.worldhepatitisday.org
https://www.who.int/fr/campaigns/world-hepatitis-day/2020


Contacts Presse :
Pascal MELIN, Président de la Fédération SOS hépatites et maladies du foie : pascal.melin@soshepatites.org, 07 85 62 91 69
Selly SICKOUT, Directrice : direction@soshepatites.org, 06 74 86 44 48


[1] Organisation Mondiale de la Santé, OMS, les données sur l’hépatite soulignent le besoin urgent d’une riposte mondiale
[2] OMS, Hépatite B – principaux faits, Hépatite C – accès aux moyens de guérir
[3] OMS, Hépatite D – principaux faits

L’HÉPATANTE N°43 – JOURNÉE MONDIALE CONTRE LES HÉPATITES

JOURNÉE MONDIALE CONTRE LES HÉPATITES 2020

ÉDITO

Les hépatites virales sont maintenant la 6ème cause de décès sur la planète et ils sont des millions d’individus à ne pas savoir qu’ils sont porteurs de cette bombe à retardement qui explosera peut-être ou pas !
Où sont les malades ? Le plus souvent dans les pays où il n’y a pas ou peu de médecins spécialistes et où les traitements ne sont pas accessibles !
Et c’est là qu’intervient une journée comme cette Journée Mondiale du 28 juillet. C’est un jour où l’on doit réfléchir sur les épidémies entre pays riches ou pays pauvres. Mais, allons plus loin et n’ayons pas peur des mots, les hépatites virales sont une pandémie avec 1,5 million de morts par an. Si on a été capable de s’organiser à l’échelon international contre le COVID-19 on doit pouvoir le faire pour les hépatites virales. Même pas besoin d’un confinement, pas de masque ni de gel ! Juste des dépistages, des vaccins et des traitements.
Ne nous dites plus que ce n’est pas possible messieurs les chefs d’état car vous nous prouvez chaque jour le contraire…
Nous continuons notre combat au quotidien et sur le terrain ; porter le plus haut possible la voix des malades ; nous faire entendre grâce aux 1ers États Généraux de l’Hépatite B ; répondre aux malades, à leurs proches, aux usagers du système et acteurs de santé sur notre site internet ou sur notre ligne d’appel téléphonique.

Notre engagement est quotidien et continu !

Pascal Mélin, Président de SOS hépatites Fédération

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COVID-19 : INFORMATIONS ET CONTACTS UTILES

Vous écouter, vous informer, vous aider, vous soutenirSOS Hépatites et Maladies du Foie

Chères Hépatantes, chers Hépatants, de nombreuses questions se posent pendant cette épidémie de COVID-19. Nous vous proposons notre sélection « informations et contacts utiles » qui sont régulièrement actualisés – Mise à jour le 21/10/2020

  • Personnes vulnérables : retour à des critères plus étendus

Qui sont les personnes vulnérables ? Puis-je continuer à bénéficier du chômage partiel ou dois-je reprendre le travail ? Ai-je droit à des masques gratuits ? Les critères de vulnérabilité permettant d’identifier les salariés présentant un risque de développer une forme grave d’infection au virus de Covid-19 sont à nouveau ceux précisés dans le décret du 5 mai 2020. Le Conseil d’État a suspendu les dispositions du décret du 29 août 2020 qui avait restreint ces critères permettant aux salariés de bénéficier du chômage partiel. Une décision a été rendue le 15 octobre 2020 par le juge des référés.

  • Quels sont les critères de vulnérabilité ?

  • Être âgé de 65 ans et plus ;
  • Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  • Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;
  • Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • Être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
  • Être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  • Être au troisième trimestre de la grossesse.
  • Être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.

Voir le texte dans son intégralité ICI

. PROTOCOLE NATIONAL pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de COVID-19 (31 août 2020). Voir le protocole et ses annexes ICI

  1. Les modalités de mise en œuvre des mesures de protection dans l’entreprise dans le cadre d’un dialogue social
  2. Les mesures de protection des salariés
  3. Les dispositifs de protection des salariés
  4. Les tests de dépistage
  5. Le protocole de prise en charge d’une personne symptomatique et de ses contacts rapprochés
  6. La prise de température

. Le groupe de travail Prévention Dénutrition Post COVID a construit une fiche alerte dénutrition à destination du plus grand nombre : patient, entourage et soignants. L’objectif est que chacun ait le réflexe dénutrition et oriente vers la prise en charge adéquate et pluridisciplinaire. Les réseaux de santé régionaux Récup’Air (insuffisances respiratoires chroniques) et ROMDES (obésité) peuvent vous aider à trouver les professionnels qui vous accompagneront : diététicien, kiné, enseignant en Activité Physique Adaptée (APA), psychologue, orthophonistes, dentistes, assistante sociale.

La Covid-19 entraîne :

  • une augmentation des besoins en énergie de l’organisme (hypercatabolisme)
  • une perte d’appétit favorisée par les difficultés à respirer et à s’alimenter,
  • une perte d’odorat et du goût,
  • la toux
  • parfois des diarrhées, des nausées ou des vomissements
  • du stress

Ces besoins en énergie doivent être compensés par une augmentation des apports alimentaires, source d’énergie. On observe une fonte massive des muscles (sarcopénie), une fatigabilité accrue et une perte de la mobilité (à cause de la diminution de la fonction musculaire). L’organisme est fragilisé et moins capable de se défendre face aux maladies : c’est la dénutrition…

Chez les personnes en situation d’obésité, la perte de poids liée au Covid-19 est grave car elle signifie une dénutrition, souvent importante et méconnue, signe d’alerte au médecin.

L’épisode COVID et le passage à l’hôpital/en réa peuvent être responsables d’un état de stress post traumatique, de troubles de l’humeur, de dépression et entraîner une perte d’appétit. Une prise en charge psychologique doit pouvoir être proposée à tout moment. Voir le documentICI

. Nouvel arrêté pour la détection du SARS-COV-2 :

« Art. 24. – I. – Par dérogation à l’article L. 6211-10 du code de la santé publique et à l’article L. 162-13-2 du code de la sécurité sociale, tout assuré peut bénéficier à sa demande et sans prescription médicale, d’un test de détection du génome du SARS-CoV-2 par amplification génique inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale pris en charge intégralement par l’assurance-maladie obligatoire. Ces dispositions sont également applicables aux personnes qui n’ont pas la qualité d’assurés sociaux. Lire l’arrêté ICI

. Le ministère de la santé a publié mercredi 13 mai une carte interactive des lieux de dépistage de l’infection à Sars-CoV-2, a annoncé la Direction générale de la santé (DGS) dans son bilan quotidien de l’épidémie. Cette carte interactive des lieux de dépistage a été mise en ligne sur le site Sante.fr 

. Evolution du dispositif d’indemnisation des interruptions de travail des salariés depuis le 5 juillet. Garde d’enfants, salariés vulnérables, salariés cohabitant avec une personne vulnérable, toutes les infos sur Ameli.fr 

. La Haute Autorité de Santé a publié le 13 mai les réponses rapides visant à « Accompagner les patients ayant une maladie chronique et/ou à risque de forme grave de COVID-19 dans la levée du confinement ». Objectifs : reprendre contact avec le patient et réactiver son parcours de soin, l’aider à décider de l’adaptation de son mode de vie durant cette période, prévenir les risques face au virus. Le guide ICI

Patients à risque de forme grave de COVID-19 – Avis du HCSP du 20 avril 2020 :

• les personnes âgées de 65 ans et plus

• les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm-2)

• les personnes avec antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV

• les diabétiques, non équilibrés ou présentant des complications

• les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment)

• les patients ayant une insuffisance rénale chronique dialysée

• les malades atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie)

• les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :

médicamenteuse (chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive), infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 <200/mm3,

consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques , liée à une hémopathie maligne en cours de traitement

• les malades atteints de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins

• les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie

• les femmes enceintes, au troisième trimestre de la grossesse.


Les personnes « à très haut risque médical » pourront bénéficier, sur prescription de leur médecin, de dix masques chirurgicaux par semaine.

Ce ne sera pas le cas pour toutes les ALD. Seulement pour les personnes à très haut risque de développer une forme grave du Covid, par exemple les immunodéprimés ». Cette mise à disposition sera faite « à l’appréciation du médecin, sur prescription. Ces personnes pourront alors retirer, à partir du lundi 11 mai, dix masques chirurgicaux par semaine, sur le stock de la dotation de l’Etat, gratuitement ».

À destination des professionnels de ville : fiche mise en ligne sur le site du ministère de la Santé le 7 mai, qui porte sur les distributions de masques sanitaires par l’Etat en sortie de confinement (au 11 mai 2020) : « Dorénavant, les malades, les personnes contact et les personnes à très haut risque médical (par exemple les personnes immunodéprimées sévères) bénéficient eux aussi de ces dotations ».

Déconfinement progressif le 11 mai avec la vigilance de toutes et de tous :

. En raison de la circulation toujours rapide du virus et du risque de saturation des hôpitaux, cinq régions sont classées en rouge : Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté et Mayotte.

. En région Ile-de-France, la plus peuplée, la plus endeuillée, toujours en situation sanitaire critique :

. Le port du masque est obligatoire dans tous les transports. Une tolérance sera appliquée les premiers jours avant les premières amendes de 135 euros.

. Pour tenter d’éviter la cohue redoutée dans les trains et les métros, une attestation de l’employeur téléchargeable ICI ou une auto-attestation téléchargeable ICI pour motif « impérieux » sont obligatoires aux heures de pointe (6 h 30 à 9 h 30 et 16 heures à 19 heures). 

. Le ministère du travail a publié samedi 9 mai un guide du télétravail pour le déconfinement, sous forme de questions-réponses, à destination des employeurs et des salariés. Le recourt au télétravail est fortement encouragé, tout particulièrement en Ile-de-France.

. Les déplacements en dehors de son département et à plus de 100 km de son domicile sont interdits sauf dans certains cas et uniquement à condition d’être munis d’une attestation. La déclaration de déplacement est désormais disponible ICI

. L’Assemblée nationale a adopté samedi 9 mai le texte de compromis de la commission mixte paritaire concernant le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet. Un fichier de suivi en lien avec l’Assurance-maladie est mis en place, un suivi des malades du Covid-19 grâce à un « système d’information ». La sauvegarde des données dans ce fichier, différent du projet d’application StopCovid encore en phase de test, est limité à trois mois.


Maladies du foie et COVID-19 : la vulnérabilité des personnes atteintes de la NAFLD / NASH (pour plus d’explications sur ces maladies chroniques, cliquez ICI et ICI). La population en situation d’obésité (c’est-à-dire présentant un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m2), soit 8 millions de personnes en France, figure parmi les personnes les plus vulnérables à l’épidémie de Covid-19. Selon les dernières données disponibles, plus de 47 % des patients infectés entrant en réanimation sont en situation d’obésité et que l’obésité augmente significativement le risque d’être placé sous respiration mécanique invasive. Nous vous invitons à consulter la fiche réponses rapides  concernant les « Pathologies chroniques et risques nutritionnels en ambulatoire », élaborée par la HAS. Consultez également la fiche professionnels libéraux et hospitaliers, élaborée par le Ministère des Solidarités et de la Santé concernant la « Prise en charge des personnes en situation d’obésité dans le cadre de la gestion de l’épidémie de COVID-19 ».


. La Haute Autorité de Santé, HAS, a élaboré en partenariat avec les organisations professionnelles, les sociétés savantes, et les associations d’usagers dont SOS Hépatites, la fiche réponses rapides dans le cadre du COVID-19 concernant la « Continuité de la prise en charge des patients atteints d’hépatites virales chroniques ». Consultez également la fiche réponses rapides « Continuité du suivi des personnes vivant avec le VIH et de l’offre de soins en santé sexuelle » et le Guide Usagers « Faire face à une maladie chronique pendant le confinement ». PRENEZ SOIN DE VOUS !

. En cas de COVID-19 suspectée ou confirmée : SURTOUT signalez votre maladie du foie (hépatite, cirrhose, NAFLD/NASH, cancer, greffe du foie). La dose maximale de paracétamol par jour doit être INFÉRIEURE à 2 g.

. Le COVID-19 et les maladies du foie : Des malades du foie à risque. Quels sont les patients à risque ? L’hépato-gastro-entérologie à l’heure du COVID-19. Dossier Le Quotidien du Médecin, publié le 27/03/2020.


o   Consultez les informations COVID-19 de l’Association Française pour l’Étude du Foie, AFEF, ICI.

o   Newsletter VICE VERSA Hep’Addict N°29 : Covid-19 et maladies du foie – Covid-19 et usagers de drogues ? Paracétamol et foie, attention ! Fake news et Covid-19 ! Abonnez-vous : newsletterviceversa@gmail.com.


. Le numéro vert du gouvernement

o   répond aux questions sur le Covid-19 ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : 0 800 130 000.

. Vous pensez avoir été exposé au Coronavirus COVID-19 et avez des symptômes ?

o   Si j’ai des symptômes (toux, fièvre, essoufflements, maux de tête) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je n’appelle le SAMU (15) et je ne me rends à l’hôpital qu’en cas de forte fièvre et de difficulté à respirer ou d’essoufflements importants. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation.

. Réalisez en à peine 3 minutes un test en ligne développé sous l’impulsion du ministère de la Santé et de l’institut Pasteur pour détecter et orienter les malades graves.

o   Je reste vigilant.e ? Je programme une téléconsultation ? J’appelle le 15 ?
Faites le test pour répondre en citoyen éclairé selon vos symptômes. Démarrez le test ! sur https://maladiecoronavirus.fr/

. Usagers & patients face au COVID-19 : vos questions, les réponses de France Assos Santé, mise à jour régulière.

o   Consignes sanitaires et populations à risque ? Dois-je envisager la téléconsultation avec un médecin généraliste ? Quel matériel est nécessaire ? téléconsultation, quelle plateforme choisir ? être remboursé même si je fais la téléconsultation avec un médecin qui n’est pas mon médecin traitant ? Médicaments : quelle conduite à tenir ? Je suis malade chronique et je dois renouveler mon ordonnance, que faire ?… Vos questions, les réponses de France Assos Santé.

o France Assos Santé a publié une note expliquant ce qu’est un essai clinique, à quoi il sert et ce que l’on peut attendre des essais en cours contre la COVID-19 : Note d’information à destination des patients et usagers – essais cliniques COVID-19

. En cas de fièvre (ou de douleur légère à modérée) :

Il est recommandé de prendre du paracétamol en première intention, en respectant la règle de bon usage « prendre la dose la plus faible, le moins longtemps possible ».

  • Paracétamol et foie : une toxicité à connaître  – respecter les informations de bon usage adossées au verso des boites de médicaments : dose maximale par prise et par jour, respect du délai entre 2 prises, exclusion de la prise d’un autre médicament contenant du paracétamol

  • Il n’est pas recommandé de prendre de traitement anti-inflammatoire (ibuprofène, cortisone, advil, nurofen), compte tenu du risque potentiel d’infections graves mis en évidence suite à la prise d’ibuprofène ou de kétoprofène. La prise d’anti-inflammatoires pourrait également être un facteur d’aggravation de l’infection.

Pour aller plus loin, il existe un site internet afin de vérifier si un médicament présente des risques en cas de symptômes de Covid-19.

Restez acteurs de votre santé ! Prenez soin de vous et de vos proches !

SÉGUR DE LA SANTÉ : 600 JOURS POUR TRANSFORMER L’ESSAI

Communiqué de presse

22 juillet 2020

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Ségur de la Santé : 600 jours pour transformer l’essai

« Trop souvent à une chose la pensée est douce et l’expérience amère » – Petrarque

Clap de fin pour le Ségur. Après un volet d’annonces financières, place aux annonces structurelles ! Une semaine après la signature des accords salariaux, Olivier Veran a annoncé hier trente-trois mesures pour réorganiser notre système de santé. Nous nous félicitons des annonces, et, parmi les 33, quelques-unes attirent favorablement notre attention :

  • La création de 4 000 lits « à la demande » et la réduction de la part de tarification à l’activité (T2A) ;
  • Les mesures concernant les inégalités territoriales de santé, notamment le renforcement des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), le développement de 60 centres de santé et la mise en place d’une instance « stratégique des inégalités de santé » en région, comprenant des associations d’usagers ;
  • Le développement d’un Service d’Accès aux Soins (S.A.S.) avec un numéro d’appel unique pour un accès rapide à un professionnel de santé par tous les patients sur tout le territoire ;
  • La mutation appelée de nos vœux des CRSA qui deviendraient un véritable « parlement de la santé » en région et le renforcement de l’échelon départemental des ARS en garantissant leur autonomie et l’indépendance de leurs décisions.
  • Le virage développement durable pour tous les établissements de santé ;
  • L’annonce de la tenue d’un futur « Ségur de la santé publique » dès la rentrée prochaine (et la prise encompte de la santé environnementale ? à voir !) 

Pour rappel France Assos Santé avait proposé aux pouvoirs publics 94 mesures sur tous les aspects. Nous avons donc été entendus sur des mesures fortes et structurantes pour réformer le système de santé, telles que l’accès aux soins, le renforcement de la santé publique ou la refonte des instances de démocratie en santé sur les territoires.

Cependant, nous sommes très attentifs sur l’application de ces annonces sur le terrain. Gérard Raymond précise : « Nous serons vigilants à ce que ce panel de 33 annonces du Ségur ne finisse pas comme les 54 mesures de la réforme ma santé 2022 : sous la pile réglementaire ! Nous, associations d’usagers, souhaitons plus que jamais être parties prenantes du déploiement de ces mesures sur le terrain, contrairement à ce qui s’est passé pendant la COVID où la démocratie en santé a été mise entre parenthèses dans bien des territoires ! ».

Notre attention porte notamment sur la place indispensable que les associations d’usagers devront prendre dans le déploiement des mesures mais aussi et surtout le calendrier de mise en œuvre. Comment réformer structurellement notre système en 600 jours ? France Assos Santé est et sera vigilante sur la bonne exécution de la stratégie annoncée dans le temps imparti.


Contact presse : 01 53 62 94 42 – communication@france-assos-sante.org