CINÉ-DÉBAT 120 battements par minute 16 Janvier, Paris

 

 

CINÉ-DÉBAT 120 battements par minute à l’espace Beaujon, Paris 8ème : le mardi 16 janvier 2018

SOS Hépatites Île de France et ses partenaires vous convient à une projection de 120 battements par minute, à 18h, suivie de regards croisés de soignants, par-delà les générations, sur les années sida, à 20h30.

Seront notamment présents :

Emmanuelle Cosse, Conseillère régionale IdF, ancienne Ministre du Logement, Présidente d’Act-up de 1999 à 2001 ; François Berdougo, Référent Réduction des risques au sein du Conseil d’administration de Médecins du Monde, co-auteur de « La fin du sida est-elle possible ? »

Dominique Boubilley, Médecin généraliste à l’hôpital Marmottan/EPS Maison Blanche.

L’HÉPATITE B MINIME EST SUR LE CHEMIN DE L’HÉPATITE C MINIME…

 

Concernant les malades souffrant d’hépatite B chronique, les recommandations 2017 de la société savante européenne (EASL) estime qu’il ne faut pas traiter les hépatite B minimes.

C’est à cette question, qu’on voulu répondre l’équipe du Dr Hsu qui est venue présenter ses résultats en communication orale, lors du dernier congrès d’hépatologie américain en novembre dernier.
L’étude a analysé 114 patients porteur d’hépatite B chronique minime, biopsiés deux fois à 3 ans d’intervalle. Méthodologie : 57 patients ont été traités par placebo et 57 par ténofovir.
L’étude a été menée en triple aveugle, hépatologues, anatomopathologistes et malades. Lors de la biopsie de contrôle à 3 ans, les résultats étaient éloquents.
Dans le groupe des malades ayant reçus un placébo, 25 soient 43,9 % avaient progressés, alors que dans le groupe ayant reçu du ténofovir, ils n’étaient que 14 soit 24,6 %.

Ces résultats nous laissent espérer des recommandations à venir différentes et peut-être aussi, de nouveaux concepts comme le TASP (Traitement As Prévention) le traitement comment prévention dans l’hépatite B, que de jolis débats à venir.
 

Prix et génériques-quelques éléments pour mieux comprendre

Les prix fabricant hors taxes (PFHT) sont fixés par convention entre le laboratoire et le Comité économique des produits de santé (CEPS)ou par arrêté ministériel.

Le PFHT des médicaments génériques est fixé à – 60 % du prix du princeps. Le prix du princeps est  diminué de 20 % lors de la commercialisation du générique
A l’issue de dix-huit mois ou de vingt-quatre mois d’exploitation, le CEPS décide, en fonction de la pénétration des génériques, soit la mise sous TFR (tarif forfaitaire de responsabilité) des médicaments princeps et génériques concernés  soit la baisse du prix du princeps de 12,5 % et des génériques (– 7 %), selon la pénétration des génériques.

Afin d’encourager la substitution, la marge officinale, pour les médicaments génériques hors TFR, est calculée sur la base du prix du princeps : en valeur absolue, le pharmacien gagne la même marge, qu’il vende le princeps ou le générique.

LE BLOG DE NOEL …

LE BLOG DE NOEL …

 

Chaque année je vous propose le « blog de noël ». Cette année la tradition sera maintenue. Ce blog est écrit à partir des bons mots prononcés par des patients lors des consultations d’éducation thérapeutique. L’ensemble de l’équipe les note et nous les reprenons en fin d’année.

Ne vous trompez pas, il n’y a aucun esprit de moquerie ou de raillerie pas non plus de pitié mais simplement une grande tendresse et plein de sourires de la part de toute l’équipe. Merci à toutes les patientes et tous les patients.

Un grand sourire à ce patient qui à la fin de sa séance d’éducation au diabète déclarait « donc le diabète est une glycémie trop élevée dans le sucre » car il avait « grossi du lendemain au jour » et il voulait aller à une consultation « d’ornithologie » à l’hôpital de la « salle Plâtrière ». Mais comme cela n’était pas possible on s’est retrouvé le « nez dans le bec ». Alors il a attendu que l’un des « psy-quatre » le rappelle en regardant à « question pour un champignon ». Puis il nous a recontacté en nous demandant « je vous appelle car je ne sais pas si c’est vous que j’ai au téléphone » pour évoquer sa femme « qui s’automédiquait par elle-même »

Finalement il a été hospitalisé pour faire le point car « il y a l’art et la lanière » Il présentait une cirrhose décompensée, il était jaune et me demandait comment récupérer, je lui expliquais alors l’importance des cellules étoilées du foie et avec un tendre sourire il me répondit : « j’ai trop bu de cinq étoiles aujourd’hui j’aurai besoin de la voie lactée … »

Merci à tous les patients et à toute l’équipe de l’UTEP pour tous ces sourires et ces moments tellement humains.

Pascal Melin

 

LA DEUXIÈME VIE DE L’ALPHA FOETOPROTÉINE…

 
C’est ce que vient de publier l’équipe de Nousbaum de Brest.

Les petits CHC (carcinome hépato cellulaire ou cancer du foie), nodule unique de moins de 3 cm, sont ceux qui peuvent être curatif en 2017. Ils sont donc le sujet de nombreuses études.

De janvier 2005 à décembre 2013, 157 patients ont été inclus avec un petit CHC de moins de 3 cm et répartis en deux groupes (26 patients ne pouvaient pas être classés).

Le groupe 1 étaient constitué de 80 patients qui avaient un taux d’alpha foetoprotéine inférieur a 14ng/ml

Le groupe 2 comptait 51 patients

Taux de survie à 3 et 5 ans :
Groupe 1 : 62,8 % et 42 %
Groupe 2 :  25,2 % et 15,3 %

À prise en charge équivalente, la principale différence était l’effraction micro-vasculaires des lésions, qui avait plus de 14 ng/ml d’alpha foetoprotéine.

En conclusion, le dépistage de petits CHC nécessite maintenant de tenir compte du dosage de l’alpha foetoprotéine, pour optimiser les offres de soins.

PEUT-ON GUÉRIR DU CANCER DU FOIE ?

Le cancer du foie a une réputation effroyable, c’est par ordre de fréquence le 5ème cancer dans le monde et le troisième, pour son nombre de morts.
Peut on guérir du cancer du foie ? Il y a 10 ans, la réponse était certainement négative. Mais en 2017 en France, on peut enfin guérir du cancer du foie. Le moyen mémo-technique est simple,  DDT : Dépister, Diagnostiquer, Traiter

Le cancer du foie survient dans plus de 90% des cas sur un foie de cirrhose.

L’enjeu se résume en trois points  :
1/ Bien dépister et surveiller les cirrhoses
2/ Bien diagnostiquer et classifier
3/ Bien traiter avec un plateau technique complet.

Les enjeux pour chaque étape: 

1/ Dépistage et surveillance
Dans 90% des cas, le cancer survient sur une cirrhose. L’enjeu est donc d’améliorer le dépistage des cirrhoses et ce, grâce à l’échographie et la biologie. La cirrhose ne se diagnostique plus par biopsie. C’est dans la formation de tous les médecins et les radiologues que se trouve la solution pour trouver les 800 000 cirrhoses en France, dont 600 000 ne sont pas diagnostiquées. La surveillance est désormais bien codifiée par une échographie et un dosage d’alphafoetoprotéine tous les 6 mois.
3/Diagnostic et classification
Quand survient l’apparition d’un nodule, il faut en évaluer la nature car tous les nodules qui apparaissent sur une cirrhose ne sont pas forcément des cancers.  
Une fois le diagnostique posé, il faut classifier la maladie,  depuis 10 ans, la classification BCLC (Barcellona  Clinic Liver Cancer) a établis 5 stades qui permet d’organiser les soins :
  • STADE O  (stade précoce) :  le patient a une cirrhose classée en child A et  un nodule de moins de 2 cm
  • STADE A : le patient présente une cirrhose de child A ou B, avec un nodule de plus de 2 cm ou 2 à 3 nodules de moins de 3 cm
  • STADE B (stade intermédiaire) :  le patient a une cirrhose de child A ou B, avec plus de 3 nodules
  • STADE C (stade avancé) : le patient est atteint d’une, cirrhose multi-nodulaires non-accessible à la chimio-embolisation et/ou avec des ganglions ou des métastases
  • Le STADE  D correspond à un stade symptomatique et donc très avancé

 

4/ Bien traiter avec un plateau technique complet.
En stade  0 ou A, plusieurs traitements curatifs sont possibles (résection chirurgicale, destruction percutanée), la transplantation hépatique peut également être envisagée.
En stade B : les patients sont éligibles à une chimio-embolisation ou à une thérapie ciblée (chimiothérapie en comprimés), en cas de contre-indication à la chimio-embolisation. Les patients peuvent alors repasser en stade A et envisager une séquence curative.
En stade C : les patients ne relèvent que des thérapies ciblées et la prise en charge n’est plus curative.
En stade D : aucune option thérapeutique ne peut être proposée aux patients en stade D, qui relèvent d’un accompagnement palliatif.

En conclusion : il y a 25 ans, le pronostic du cancer du foie était de 10% de survie à 5 ans. Aucun dépistage n’était réalisé, car il y avait peu de traitement. Le développement de la greffe, de la chirurgie hépatique, des traitements et des hépatites virales va bouleverser le paysage. Aujourd’hui, les stade 0 et A ont maintenant une survie de 70 à 80 % à 5 ans, contre toujours 5 % en cas de stade D.
Donc oui, en 2017, on peut guérir du cancer du foie, à condition de ne pas le subir, mais de l’attendre pour mieux le prendre en charge. Vous avez compris, l’enjeu est donc celui du dépistage de la cirrhose et de la surveillance, mais aussi celui de l’accès aux soins et de la démultiplication des plateaux techniques.

DES GRÉVISTES HÉPATANTS

Je voudrais dire merci aux grévistes de la SNCF, qui comme tout le monde le sais maintenant signifie : Savoir Négativer l’hépatite C en France.

Il y a 25 ans, une jeune femme était transplantée hépatique en urgence, depuis elle est suivie en alternance avec l’équipe parisienne.

Je l’ai suivie, tout allait pour le mieux. Elle a eu deux enfants et a retrouvé du travail…

Au bout de quelques années, elle allait tellement bien, que le médecin traitant a repris le suivi intégralement.

Cela fait plusieurs années, que cette malade ne va plus en consultation qu’une fois tous les 6 mois à Paris, pour le renouvellement de son traitement anti-rejet et elle voit son médecin traitant régulièrement.

Donc, plus de visites avec moi depuis plusieurs années et je n’avais des nouvelles, que par les courriers…

Mais consciente des problèmes de la Sécurité sociale, cette patiente se rend en train pour ses consultations parisiennes. Et là, il y a quelques jours, sur le quai de la gare, elle découvre une grève de la SNCF (grève très locale).

Elle annule donc son rendez-vous parisien et vient en urgence me consulter pour le renouvellement de son traitement anti-rejet (son médecin traitant était en vacances).

Quel bonheur pour moi de la revoir, toujours en pleine forme et souriante. La revoir fut pour moi, un véritable cadeau de noël, elle a été greffée il y a 25 ans !

Les cheminots sont des types hépatants

 

Pascal Mélin

 

 

ILS L’ONT FAIT…

Le foie, qu’il soit gras ou pas a une forme qui lui est propre !

Jusque-là, quand vous souhaitiez l’acheter au moment des fêtes de fin d’année, on vous le proposait sous vide, ou en ballotin sous forme écrasée et vaguement symétrique. En aucun cas, la forme anatomique du foie n’était respectée.

À SOS Hépatites, nous avions pris la défense du foie gras, pour lui rendre sa place et son aspect original. C’est bien le moindre respect que nous devons à ces animaux, qui ont sacrifié leur vie pour l’excitation de nos papilles.

Nos demandes ont été entendues et cette année, nous avons vu apparaître de jolies boites pour les foies frais. Ces dernières sont respectueuses de l’anatomie de notre noble organe. Notre prochaine bataille consistera à faire évoluer la réglementation des étiquetages.

Nous souhaiterions voir figurer clairement l’évaluation de la fibrose. On pourrait ainsi voir, une étiquette où l’on retrouverait le score de fibrose évaluée en kilo pascal.

On pourrait aussi voir, les contrôleurs de la brigade de l’hépato-vigilance se promener dans les grandes surfaces avec un fibroscan portable, pour contrôler la qualité des foies gras et réaliser des biopsies de contrôle au hasard.

Car, en cette année 2022, pour accélérer la transformation en cirrhose du foie des oies ou des canards, on a maintenant recourt à l’utilisation de virus pour accélérer le processus. On a beau, nous avoir déclaré qu’il n’y avait aucun risque de transmission à l’homme, on en doute encore et certains ne veulent plus manger de foie gras.

Pourtant le foie gras viro-garanti permet de respecter la loi sur le respect du bien-être animal : plus de gavage ! Mais on fait mieux avec un virus pour avantage.

Bon, je m’éloigne, nous ne sommes qu’en 2017 et pour l’instant, c’est le packaging du foie gras qui est la nouveauté, pour le reste, il faudra attendre encore un peu.

 

Pascal Mélin

 

 

FRANCE – ALLEMAGNE : 2 MODÈLES POUR QUELS RÉSULTATS ?

Dans la lutte contre l’hépatite C, on oppose souvent la France et l’Allemagne.

On les oppose pour leurs politiques de dépistage, d’accès aux soins et d’accompagnement.

Pourtant, dès le début, les choses sont différentes et cela dès le dépistage, puis lors de la prise en charge tant dans les prisons qu’en passant par les soins aux usagers de drogues.

Je vous propose de regarder les laboratoires d’analyses médicales. En France, il y a peu de temps encore, on comptait près de 3000 laboratoires, alors qu’en Allemagne, il n’y a plus qu’une dizaine de laboratoires plateformes.

Il persiste de nombreux lieux de prélèvements, mais il y a peu d’espaces où les examens sont réalisés…

Actuellement, en France, les petits laboratoires familiaux et de proximité disparaissent, étant aspirés par les grosses plateformes.

Les laboratoires de quartiers sont devenus des façades qui ne sont plus que des sites de prélèvements… Alors oui, ça bouge et oui, on veut garder une biologie délocalisée et oui, on veut une biologie directe avec les TRODS (Test Rapide et d’Orientation Diagnostique).

Le dépistage aujourd’hui est centrifuge.

Plus loin du patient, pour garantir le volume, la qualité, la rapidité et la régularité des tests.

Plus près du patient aujourd’hui, par les TRODS qui peuvent être en contact direct avec le patient.

 

Pascal Melin

 

 

LETTRE ANONYME

Voici une bien étrange lettre que j’ai reçue… Mais elle reste anonyme :

J’ai une hépatite C depuis 25 ans et à cause d’elle, j’ai oublié de vivre, j’étais jeune et c’était sur la route de Memphis, que ma Harley repose en paix, excuse-moi partenaire.

Gabrielle, on était jeune et sang pour sang… C’est comme ça qu’on s’est contaminé…

On a vécu une vie à l’envers, sans savoir si on devait faire nos valises ou nos cercueils.
On s’habitue à tout, même à l’hépatite C.

Je suis resté vivant au café de l’avenir en écoutant la musique que j’aime. J’ai bu et j’ai fumé les herbes folles. En lisant SOS Hépatites, j’ai compris que j’avais allumé le feu. Je souffrais dans ma tête, il y avait quelque chose de Tennessee, quand je dors mes sons inondent mon cerveau. On m’a dit, il faut respecter ta maladie, alors je lui ai dit que je t’aime, que je t’aime, mais rien n’y a fait.

J’oublierai ton nom, hépatite C, je te le promets. Souvenez-vous de ma gueule, car avec SOS Hépatites, on Laura. Car la maladie c’est un pénitencier, mais ce n’est pas là que je finirai ma vie… Car j’ai envie d’avoir envie…

Cette lettre me disait quelque chose, mais quoi ?

 

Pascal Mélin

 

 

19EME FORUM : VIDÉOS, DIAPORAMAS

Avec la participation de l’ANRS et le soutien du Ministère des Solidarités et de la Santé


La 19ème édition de notre forum national s’est tenue les 16 et 17 novembre à l’Hôpital Saint-Joseph à Marseille. Nous avons voulu une restitution rapide et complète de l’événement. Pari tenu avec cette lettre hépatante spécialement dédiée. Nous remercions encore vivement les intervenants, les participants, l’équipe de SOS Hépatites et l’ensemble de nos partenaires.

JEUDI 16 NOVEMBRE 2017

OUVERTURE DU FORUM

Pascal MELIN, Président et co-fondateur de SOS hépatites Fédération
Vidéo

DÉPISTAGE
Une épidémie cachée de l’hépatite C persiste. En 2018, les stratégies de dépistage sont-elles pertinentes ?
Les experts proposent un dépistage de l’infection par le VHC chez tous les adultes au moins une fois dans leur vie. En pratique, quelles actions faut-il mettre en œuvre ? Par quels acteurs ?

Le dépistage aujourd’hui
Frédéric CHAFFRAIX, Vice Président du comité de suivi hépatites et de Vice-Président de SOS hépatites Fédération ,
Vidéo, Diaporama

Efficacité d’une campagne de sensibilisation au dépistage des hépatites B, C et du VIH dans le département des Alpes Maritimes »
Dr Denis OUZAN, présenté par Pascal MELIN
Vidéo ( Visualisez à partir de 14:52),   Poster, Diaporama
La campagne de dépistage réalisée dans les Alpes Maritimes Par Denis OUZAN a pour but d’informer la population générale sur les nouvelles recommandations de dépistage dans les Alpes Maritimes. La campagne montre une augmentation du nombre de tests remboursés ainsi que le nombre de positifs pour chacun des virus (VHB, VHC, VIH) dans les laboratoires de ville. Le nombre de nouvelles ALD pour hépatites a doublé au cours des 2 ans de campagne en augmentant de façon significative dans les Alpes Maritimes par comparaison aux bouches du Rhône (70 % versus 14 %) entre 2015 et 2016.

Campagne nationale « Savoir C Guérir »
Frédéric CHAFFRAIX
Vidéo (Visualisez à partir de 23:45),    Diaporama
La campagne nationale « Savoir C Guérir » menée par Culture Angels et SOS Hépatites poursuit le même objectif d’invitation au dépistage en fédérant des personnalités pour parler au grand public. En quelques mois nous avons réussi un magnifique challenge : faire naître et faire grandir une campagne nationale d’incitation au dépistage de l’Hépatite C. Un concert devant 5 000 personnes à Strasbourg, une tournée d’été qui a permis de toucher 15 000 personnes, un soutien de Louis Bertignac, d’Axel Bauer, Tom Morello (Rage against the machine), Phil Spalding (bassistes des WHO, Polnareff…), Philippe Manœuvre. Des milliers de CD déjà diffusés et le soutien croissant de personnalités, de la presse musicale et artistique (dont Rock&Folk, les inrockuptibles, myrock, studio ciné live…). Un manifeste citoyen a été lancé lors d’un concert à Paris.

Les malades ont une stratégie (eux)
Pascal MELIN
Vidéo, Communiqué de presse
La France à des recommandations de dépistage mais n’a toujours pas de stratégie nationale. Nous demandons à la Haute Autorité de Santé de répondre rapidement à la saisine de la Ministre. Le dossier est pourtant à l’agenda du programme de travail de la Haute Autorité avec une date de livrable prévue au 3ème trimestre 2017… winter is coming.

SOS Hépatites propose l’application d’une double stratégie :

  • Continuer et améliorer des stratégies de dépistage ciblées en direction de populations vulnérables en favorisant l’accès aux soins.
  • Mettre en place une stratégie de dépistage systématique et progressive en population générale. Nous proposons que l’assurance maladie invite les personnes de 50 ans à réaliser un dépistage de l’hépatite C associé à l’hépatite B et au VIH en même temps que le dépistage du cancer colorectal et du cancer du sein. Nous pourrions ainsi diminuer drastiquement le nombre de cirrhose et de cancer du foie.

PREMIER BAROMÈTRE DE L’ERADICATION DE L’HEPATITE C !
Observer l’épidémie, analyser le rythme de l’éradication, sensibiliser aux essors en santé publique
Pascal MELIN Vidéo, Diaporama
Le lancement du baromètre aura lieu prochainement sur le site de la campagne Savoir C Guérir

3 ANS DE RECUL DES TRAITEMENTS : EFFETS SECONDAIRES ET SURVEILLANCE AU LONG COURS
Dr Marc BOURLIERE (Hôpital Saint Joseph, Marseille)
Vidéo, Diaporama
Les effets secondaires de la bithérapie combinant l’Interféron Pégylé et la Ribavirine étaient dévastateurs mais nous avons eu tant de mal à nous faire entendre.
Les nouveaux traitements contre l’hépatite C sont terriblement efficaces. Après 3 ans de suivi, il est temps de parler des effets secondaires mais aussi des principales questions qui persistent pour les personnes débarrassées du virus : réactivation du Cancer ? De l’hépatite B ? Quel suivi et quelle surveillance au long cours ? Les malades sont là pour en parler, la cohorte HEPATHER de l’ANRS aussi…

CLÔTURE DE LA MATINÉE
Patrick PADOVANI, Adjoint au Maire, Mairie de Marseille, Délégué à la santé, Hygiène, Personne Handicapées Alzheimer Sida Toxicomanies s’est engagé à rajouter la lutte contre les Hépatites à son titre d’Adjoint au Maire ! Vidéo
Dès le 8 novembre, la ville de Marseille s’est officiellement engagée dans la lutte contre l’hépatite C. Le Dr Padovani est un acteur local et historique de la politique de réduction des risques. Rappelons son engagement historique dans la lutte contre le VIH mais aussi pour la prise en charge des 8 000 toxicomanes injecteurs de rue que compte Marseille. De plus, il est largement investi dans les projets de développement de salles de consommation à moindre risque (salle de shoot) à Marseille, qui n’ont pas encore vu le jour.

ACTUALITÉS THÉRAPEUTIQUES
Un condensé non orthodoxe, des contre-pieds, une lecture des congrès à destination de tous les hépatants et des acteurs associatifs.
Pascal MELIN
Vidéo, Diaporama
En septembre et octobre 2017 ont eu lieu les congrès de : l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) ; de l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF) ; le colloque européen et international Addictions Toxicomanies Hépatites SIDA (ATHS) ; le symposium du réseau international de prise en charge des hépatites chez les usagers de drogues (INHSU). Finalement, quelles avancées pour les malades ?

HEPATO-CARCINOME ET TRANSPLANTATION

Pr Georges Philippe PAGEAUX (CHU de Montpellier)
Les nouveaux traitements pangénotypiques contre l’hépatite C ont révolutionné aussi l’accès à la greffe et les questions sont nombreuses. Quel apport pour les personnes greffées ? Faut-il traiter avant ou après la greffe ? Pourquoi ? Quel suivi ?
Vidéo, Diaporama
Traiter avant la greffe : Les patients qui bénéficient le plus de la guérison virologique sous AAD (Anti-viraux à Action Direct) sont… les moins graves, Il est possible d’éviter la greffe dans 20 à 25 % des cas. Le risque résiduel de CHC (Carcinome hépatocellulaire) persiste et peut être prédit avec des paramètres simples. Ces patients doivent rester dans le « circuit de la greffe ».
Traiter après la greffe : En cas de récidive du VHC après Transplantation hépatique, les AAD permettent un taux de guérison > 95 %. Les combinaisons thérapeutiques actuelles permettent d’éviter les interactions médicamenteuses avec les médicaments immunosuppresseurs. Ces excellents résultats permettent d’élargir le pool des greffons aux donneurs Ac VHC + (personnes ayant été en contact avec le virus de l’hépatite C).
Survie : L’ère des AAD est associée à une réduction de 34 % de la mortalité à 1 an post-transplantation dans la population VHC.
Et la question qui fâche… faut-il mériter son greffon ?

Hépatite B et greffe : Témoignage d’un patient atteint d’une hépatite B et bénéficiaire d’une greffe solidaire
Vidéo
La législation autorise désormais le prélèvement d’organes aux personnes vivant avec un virus B. Un patient de Marseille atteint d’une hépatite B et ayant bénéficié de ce « modèle » de greffe a apporté son témoignage. L’analyse est instructive et a surpris l’auditoire. Cette personne atteinte d’hépatite B donne son accord pour recevoir potentiellement un foie d’un Hépatant atteint d’hépatite B, puis a un accès accéléré à la greffe. Contre toute attente, le témoignage n’a pas mis en exergue cette décision de greffe solidaire qui ne constitue pas une étape significative de l’incroyable parcours d’une personne greffée. De plus, finalement, il lui a été impossible de connaitre le « statut » sérologique du foie reçu. Une belle histoire, merci à lui et à toutes les personnes qui ont le courage de témoigner.

LA STÉATOSE, LES HÉPATANTS SONT AUSSI CONCERNÉS

Dr Jacques LIAUTARD (CREGG, Montpellier)
Vidéo, Diaporama
Se débarrasser du virus de l’hépatite C, c’est bien et désormais quasiment assuré. Le traitement prometteur contre l’hépatite B se fait quant à lui toujours attendre. La suppression virologique est une obsession et cache d’autres risques pour les hépatants. La stéatose est une bombe à retardement, pour toutes et tous.
La malbouffe, l’obésité, le diabète… attaquent notre foie, guéri ou non d’une hépatite virale… certains traitements aussi. Nous verrons pourquoi les porteurs des virus de l’hépatite B et ceux de l’hépatite C sont particulièrement touchés et comment y remédier.
Hépatants, étudiez avec attention cette présentation : il n’y a pas que le virus…

HÉPATITE A ET E : QUELLE SURVEILLANCE ?

Pr Philippe COLSON (INSERM/AP-HM, Marseille)
Diaporama
Les virus des hépatites A et E ont de fortes similitudes notamment concernant les modes de transmission.
Il n’existe actuellement pas de vigilance particulière sur l’hépatite E mais, les connaissances se précisent et les recommandations des autorités sanitaires s’étoffent. Quelles sont les données ? Quelles vigilances peut-on mettre en place ? Quels sont les malades concernés ?

VENDREDI 17 NOVEMBRE

ATELIER 1 : MÉDECINES COMPLÉMENTAIRES NATUROPATHIE ET QUALITÉ DE VIE

Marc GRIMAUD, Enseignant Praticien de Shiatsu thérapeutique. Diaporama
Céline SUBIRA, Naturopathe Iridologue. Diaporama,
Synthèse atelier 1
Les hépatants s’informent, s’entraident…mais finalement quelle est la place des médecines complémentaires et de la naturopathie dans l’amélioration du quotidien des patients ? Que faut-il demander en termes de prise en charge ?
« La présentation n’est pas une prescription et qu’il faut prendre RDV avec un(e) naturopathe avant de s’en servir pour soi même ou pour d’autres »

ATELIER 2 : NOUVELLES DROGUES, NOUVELLES HÉPATITES ?

Dr Muriel GREGOIRE, Psychiatre, CSAPA Villa Floréal
Perrine ROUX, Chercheuse en Santé Publique, INSERM
Vincent CASTELAS, Animateur d’actions, AIDES
Diaporama, Synthèse atelier 2
Depuis une dizaine d’années, de nouvelles drogues de synthèse ont fait leur apparition et sont facilement accessibles via le Darknet. Elles touchent de nouvelles populations d’usagers qui les utilisent pour des pratiques de chemsex ou de slam (marathons de sexe sous substances psychotropes injectées ou non). Les populations concernées sont particulièrement touchées par le VIH, les hépatites virales ou médicamenteuses. Quelles actions de réduction des risques existent et sont à développer en PACA ?

FORUM NATIONAL SOS HÉPATITES 2018

Merci de noter dès à présent dans vos tablettes : rendez-vous à DIJON en novembre 2018 pour le 20ème Forum national SOS Hépatites…

Avec la participation de