UN MALADE POUR UN MÉDECIN !

Les chiffres sont là, il reste un peu plus de 100 000 malades à prendre en charge de leur hépatite C, 25 000 malades qui se connaissent déjà porteurs et 75 000 nouveaux malades !

Mais ce chiffre de 75 000 malades est magique !

Pourquoi ? Et bien c’est simple, parce qu’il y a en France environ 75 000 médecins généralistes !

Et moi, en ces fêtes de fin d’année 2018 je ferais bien une demande au Père Noël :

« Père Noël, peux-tu souffler à l’oreille de chaque médecin généraliste qu’il lui suffirait de trouver un malade porteur d’hépatite C et de le guérir ! »

75 000 médecins pourraient chacun dépister 1 seul patient ce qui ferait 75 000 malades et donc 75 000 guéris .

L’équation n’est pas aussi simple mais on a le droit de rêver non ?

L’accès aux soins universels pour tous les malades porteurs d’hépatite C et la disparition de l’hépatite C de France pour 2025 ça pourrait commencer par une belle histoire de Noël, non ?

Pascal Mélin

RELISEZ-MOI AVANT LE RÉVEILLON DE NOËL !

Cette année j’ai décidé de ne pas vous faire culpabiliser sur les huîtres, le foie gras, la poularde ou la bûche de Noël. Il n’y aura pas cette année un mot sur la cirrhose du Père Noël. Je n’essayerai pas non plus de vous faire culpabiliser sur la famine dans le monde, pourtant je pourrais !

Non, cette année je voudrais juste vous parler d’un article paru dans la revue Jama le 26 décembre.

La société américaine d’hépatologie (AASLD) avait émis des recommandations en 2012 et elle vient d’en faire une version mise à jour en 2018 tout comme le Royaume Uni ! Les dernières données épidémiologiques estiment que 25% de la population sera touchée par la NASH au cours de sa vie et ce, fortement lié au diabète, à l’augmentation des graisses dans le sang et à l’obésité.

L’épidémiologie insiste sur le lien très fort avec les maladies cardio-vasculaire. En Europe, nos recommandations de 2016 proposaient de faire un test de dépistage de la NASH pour tous diabétiques de plus de 50 ans ou atteints de syndrome métabolique, il faudra également évaluer la consommation d’alcool autre facteur de stéatose.

Mais comment dépister ? Par une simple échographie et des tests sanguins.

Le dépistage en population générale n’est pas recommandé et n’est pas coût/efficace.

L’évaluation, quand elle est nécessaire, peut se faire avec l’échographie et des scores simples comme le FIB4 ou le score NFS .

Quel traitement ? la base de la prise en charge s’appuie sur la perte de poids et les changements des habitudes avec des règles hypocaloriques et l’augmentation de l’activité physique.

Les traitements pour l’instant sont réservés aux patients ayant des NASH sévères prouvées par biopsie hépatique. Les statines peuvent être utilisées pour faire diminuer le cholestérol mais nous sommes en attente de nouvelle drogues qui sont en développement.

Bonne appétit et Joyeux Noël tout de même !

PS : Promis, le 21 décembre 2019, je vous parlerai de la journée mondiale de l’orgasme !

Pascal Mélin

LA GREFFE ÇA EXPLOSE !

Une fois n’est pas coutume c’est l’édito de la prestigieuse revue « Nature » qui a retenu mon attention. Toutes les alarmes sont aux rouges car le nombre de prélèvements d’organes continue de baisser en France, on devrait annoncer en fin d’année 2018 un retard de plus de 120 prélèvements par rapport à 2017 et ce malgré toutes les lois et tous les efforts fournis par les équipes médicales !

La pénurie de greffons semble donc un vrai problème pour les années à venir c’est pourquoi les chercheurs se sont mis comme priorité les xénogreffes.

C’est-à-dire être capable de faire des greffes entre espèces différentes, et si un jour on met au point la greffe humaine à partir d’organes de cochon le problème de pénurie serait réglé !

Pour l’instant on tente des greffes entre singe et cochon.

Ainsi la société internationale de transplantation cardiaque et pulmonaire a donné des objectifs aux chercheurs : il faut que 60% des primates transplantés avec des organes de cochons survivent avant que l’on puisse imaginer ce type de transplantation pour l’homme !

Jusqu’alors les greffes entre babouin et porc n’avaient pas survécu plus de 57 jours ! Là, l’équipe allemande grâce à des modification génétiques portant sur les greffons et l’amélioration des techniques anti rejets a pu obtenir des résultats époustouflants.

14 babouins ont été inclus dans l’étude mais seul 5 ont bénéficié du traitement le plus agressif. 1 est mort de thrombose à 51 jours, 2 ont été sacrifié pour les besoins de l’étude et les deux derniers ont survécu 182 et 195 jours .

Ces résultats spectaculaires ont été présenté le 12 décembre dernier par l’équipe du chercheur Allemand Christophe Knosalla dans l’édito de la revue Nature.

Il faudra que d’autres équipes confirment ces résultats mais l’espoir de la xénogreffe se rapproche même si des inquiétudes persistent sur la possible transmission de virus porcin à l’homme ou bien encore des réflexions sur des problèmes éthiques ou religieux ….

Cela promet encore de belles conversations éthiques et des débats de société, il n y a pas que la PMA ! Depuis le temps que l’on dit que tout est bon dans le cochon !

Pascal Mélin

JE NE VEUX PAS DIRE MERCI AUX TERRORISTES !

Je ne veux pas dire merci aux terroristes !

C’est la phrase que j’ai entendu mercredi dernier à ma consultation.

Je recevais un patient atteint d’une maladie hépatique grave sur liste d’attente pour accéder à une greffe du foie. Son état se dégradait régulièrement et l’attente semblait bien longue et c’est là que le patient m’a déclaré :

« Docteur j’ai hâte d’être greffé mais j’espère si je suis greffé ne pas avoir à dire merci aux terroristes ! »

Je ne comprenais pas et je lui demandais donc :

« De quoi parlez-vous, je ne comprends pas ?

– Et bien docteur vous avez entendu il y a eu un attentat à Strasbourg , il y a eu 3 morts mais ils ont annoncé aussi qu’il y avait quelqu’un en coma dépassé ! Et ça c’est bon pour moi non ? Car si j’ai bien compris se sont les personnes en coma dépassé qui peuvent devenir donneurs d’organes.

– Oui c’est vrai vous avez raison.

– Donc ce que je dis docteur si on m’appelle demain pour être greffé j’espère que ce ne sera pas à partir de cette pauvre personne sinon cela voudrait dire que je devrais remercier les terroristes !

– Ah oui je comprends mieux votre phrase.

– Vous comprenez, j’ai honte et j’ai peur à la fois ! C’est fou que pour pouvoir survivre il faut attendre le malheur des autres. Mais là c’est trop ! Je ne veux pas attendre des fusillades. On m’a dit que suite aux attentats de Nice il y avait eu plusieurs prélèvements d’organes, c’est vrai docteur ?

– Je n’en sais rien mais l’accès à la greffe passe souvent par le malheur d’une autre personne et de sa famille, mais ne culpabilisez pas, ne vous torturez pas, mettez votre énergie à rester dans le meilleur état de santé possible pour ne pas rater la greffe tant attendue ! »

C’est vrai que ce dilemme est effroyable, heureusement que la greffe est protégée par l’anonymat du don.

Pascal Mélin #dubruitcontrelhepatitec

OÙ EN EST LA CAMPAGNE DE DÉPISTAGE 2018 ?

20e FORUM NATIONAL SOS HÉPATITES

Où en est la campagne de dépistage 2018 ?

Hélène FONTAINE, hépatologue, Hôpital Cochin, Paris & Comité d’Administration AFEF, INTERVIEWDIAPORAMA 

#DUBRUIT CONTRELHEPATITEC

Pour accéder à l’ensemble des diaporamas, restitutions et interviews du 20e Forum national SOS hépatites : RETROUVEZ L’HÉPATANTE DE NOVEMBRE

INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE LETTRE MENSUELLE

 

QUAND LE CANCER DU FOIE VIENT BOUSCULER LES GREFFES…

QUAND LE CANCER DU FOIE VIENT BOUSCULER LES GREFFES…

Depuis trois ans, le cancer du foie a vu sa prise en charge révolutionner l’hépatologie.

Passant derrière les progrès de l’hépatite C, l’hépatocarcinome (synonyme de cancer du foie) a quitté sa réputation palliative pour bénéficier du développement de stratégies thérapeutiques de mieux en mieux codifiées.

Chirurgie, radiothérapie, chimio-embolisation, chimiothérapie ont maintenant toute leur place.
Mais il y a aussi la greffe du foie qui a été tenté dans un certain nombre de cas et qui permet de guérir radicalement du cancer du foie, si celui-ci ne s’est pas disséminé.

Mais les chiffres sont là et on ne peut les nier : 38% des patients en attente de greffe hépatique le sont sur une indication de cancer du foie.

On peut dire sans mentir que le cancer du foie vient bousculer la liste d’attente de greffe et les modes d’attribution des greffons.

En effet le temps d’attente d’une greffe pour une cirrhose virale B ou C grave ou bien encore une cirrhose alcoolique n’est pas celui d’un cancer du foie.

La progression de la maladie n’est pas la même et donc le rapport à la temporalité est différent.
Les équipes s’adaptent et de plus en plus de patients bénéficient de thérapies combinées.L’exemple type est la réalisation de chimio-embolisation, première pour ralentir la progression d’une tumeur en attendant la greffe…

Ce chiffre de 38% de patients en attente de greffe pour atteinte cancéreuse devrait encore augmenter dans les mois à venir ce qui bien sûr va bouleverser les pratiques hépatologiques !

Pascal Mélin

VACCINATION HÉPATITE B EN FRANCE : LE POINT EN 2018

20e FORUM NATIONAL SOS HÉPATITES

Vaccination hépatite B en France : le point en 2018

Odile LAUNAY, Infectiologue, Hôpital Cochin, Paris, INTERVIEWDIAPORAMA

#DUBRUIT CONTRELHEPATITEC

Pour accéder à l’ensemble des diaporamas, restitutions et interviews du 20e Forum national SOS hépatites : RETROUVEZ L’HÉPATANTE DE NOVEMBRE

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LE PÈRE NOEL EST EN AVANCE…

LE PÈRE NOEL EST EN AVANCE…

Pour la Fédération SOS Hépatites et maladies du foie c’est pourtant cette semaine que le père Noël va passer ! Deux congrès, jeudi 6 et vendredi 7 décembre où nous espérons trouver des réponses à de nombreuses questions.
Le jeudi 6 décembre, l’ AFEF (Association Française pour l’Etude du Foie), la Fédération française d’addictologie et SOS Hépatites travailleront ensemble à définir le parcours de soins de l’usager de drogues porteur d’hépatite C : « Éliminer l’hépatite C, parcours de soins coordonnés pour les patients addicts »
Programme : http://www.addictologie.org/dist/telecharges/FFA-JourneeVHC-2018_12_06-VF.pdf

Le vendredi 7 décembre, sous la dynamique de l’AFEF préparation et recommandations sur la prise en charge de la maladie alcoolique du foie .
L’alcool est la première cause de décès due à une maladie du foie et aussi la première cause de transplantation hépatique. Alors, avoir des recommandations pour mieux connaitre, mieux repérer, mieux évaluer, pour mieux prendre en charge. Nous y serons pour vous tenir au courant.
Programme : https://afef.asso.fr/recommandations/journees-de-recommandations/
Les questions sont nombreuses mais les militants de SOS Hépatites seront là pour faire entendre la voix des malades.

#dubruitcontrelhepatitec, merci Père Noël.

Pascal Mélin

LES GILETS JAUNES NOUS ONT VOLÉ NOTRE PREMIER DÉCEMBRE…

C’est le constat médiatique : les gilets jaunes nous ont volé notre 1er décembre ! Pourtant nous naviguons sur la même rivière de colère, même si pour nous le voyage a commencé il y a bientôt 40 ans !

2018 est une année bizarre car le nombre de personnes vivant avec le VIH sur la planète est équivalent au nombre de personnes décédées du VIH depuis le début de l’épidémie ! QUARANTE MILLIONS de personnes.

Et même si on n’en meurt plus, vivre avec le VIH est toujours stigmatisant, les contraintes restent multiples, la peur du rejet fait plus mal encore que le rejet.

Une actualité en efface une autre et ainsi de suite, alors on oublie.

Qui se souvient du premier nom du virus du SIDA, le virus LAV (Lymphoadenopathy Associated Virus = Virus associé à la lymphadénopathie) ? Qui se souvient de cette maladie que l’on appelait la maladie des 4 H ? Homosexuels, Hémophiles, Haïtiens et Héroïnomanes…

L’oubli est la pire des maladies transmissibles.

Le SIDA est une guerre et nous avons un devoir de mémoire par rapport aux jeunes générations, ceux de la génération SIDA qui sont nés et qui ont vécu avec sa présence.

Alors pour vous souvenir, regardez cette vidéo et ensuite posez-vous la question : De quoi je me souviens ? Et que voudrais-je transmettre ?

 

#DUBRUITCONTRELHEPATITEC

Pascal Mélin

  UN VIRUS PEUT EN CACHER UN AUTRE !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 30 novembre 2018

PDF

 

UN VIRUS PEUT EN CACHER UN AUTRE !

Pour la journée du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le SIDA,

SOS hépatites veut rappeler que derrière le VIH il existe parfois une autre maladie virale chronique !

On pense à l’hépatite B ou à l’hépatite C. Heureusement, les traitements contre le VIH sont aussi actifs contre l’hépatite B, permettant de neutraliser ce dernier.

Mais en 2018, SOS hépatites veut encore mettre en lumière l’action à destination des personnes coinfectées VIH-VHC. Il y a quelques années, elles étaient environ 30 000. Depuis quatre ans les personnes co-infectées VIH-VHC peuvent devenir mono-infectées.

Aujourd’hui, il reste malheureusement encore des patients co-infectés VIH-VHC ? Combien ?

Les données épidémiologiques manquent, ils seraient encore 5 000 à 10 000. Ces personnes co-infectées sont la preuve d’une forme de « maltraitance » car l’hépatite C peut guérir avec ou sans VIH.

Les 60 000 malades guéris de leur hépatite C depuis 2014[1] ont vu leur qualité de vie s’améliorer. Il en est de même pour les personnes co-infectées dont LE QUOTIDIEN S’EST SPECTACULAIREMENT AMELIORÉ.

Il est inacceptable en 2018, que des personnes vivant avec le VIH et le VHC, suivies régulièrement, ne soient pas guéries de leur hépatite C.

SOS hépatites demande au Ministère de la Santé et aux professionnels de santé concernés d’intensifier leurs efforts pour mettre un terme à la co-infection VIH-VHC en France d’ici le 1er janvier 2020.

[1] Baromètre de l’élimination de l’hépatite C, http://www.soshepatites.org/hepatite-c-encore-108-000-porteurs-chroniques-a-guerir/

Contacts
Pascal MELIN, President, 07 85 62 91 69

Khaled FELLOUHE, Vice president 06 77 58 09 72

Frédéric CHAFFRAIX, Vice-président 06 62 80 53 74

Nous suivre : @SOS_hepatites  ǀSite internet SOS hépatitesǀ