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FÉDÉRALE |
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Les comptes de SOS
296 000 euros qui entrent, 300 000 euros qui sortent
(soit deux millions de francs environ) : la fédération
SOS Hépatites a enregistré en 2004 une
perte de l’ordre de 4 000 euros. L’année
précédente, les comptes de la fédération
faisaient au contraire apparaître un léger
excédent. S’il n’y a pas de quoi
paniquer, ce résultat ne doit pas non plus
nous laisser insensible.
Côté dépenses, le poste le plus
lourd est, logiquement, celui des frais de personnel
: près de 124 000 euros en 2004. Il a pourtant
baissé de 10 000 euros, avec le non renouvellement
en cours d’année d’un des trois
emplois du siège national. Côté
recettes, nous avonsenregistré plusieurs baisses.
Si la Direction générale de la Santé
a maintenu sa subvention globale (55 000 euros, plus
10 000 pour le forum annuel), la Mission Interministérielle
de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie
n’a pas reconduit la sienne (5 000 euros).
Et puis, le non renouvellement d’un emploi jeune
a entraîné mécaniquement la baisse
de l’aide de l’État sur ce poste
(de 48 000 à 34 000 euros environ).
Autres recettes en baisse : les aides des laboratoires
pharmaceutiques -qui, rappelons-le, ne sont attribuées
que sur des projets précis et dans le respect
de notre indépendance - ont baissé de
près de 80 000 euros.
Une chute impressionnante, qui s’explique en
grande partie par le report sur 2005 d’une partie
de notre programme d’édition de brochures,
alors que 2003 avait au contraire été
une année au programme éditorial particulièrement
chargé.
Finalement, à y regarder de près, ces
4 000 euros de déficit (qui représentent
à peine un trimestre de traitement d’une
hépatite C…) sont donc tout à
fait honorables. Ils doivent cependant nous interpeller.
Ils révèlent une des dures réalités
de la vie associative.
Les subventions, qu’elles soient publiques ou
privées, demeurent aléatoires et peuvent
se tarir d’une année sur l’autre.
Les besoins en personnel et le travail à accomplir,
eux, demeurent… (Pour donner un ordre de grandeur,
le président de la fédération
parcourt à lui seul quelque 60 000 km par an
pour parler des hépatites à travers
la France). Et avec la diminution programmée
des aides de l’État pour les emplois
jeunes (subventionnés pendant cinq ans), les
charges ne peuvent qu’augmenter.
Bref, entre le souci de répondre à toutes
les demandes du public et celui de ne pas creuser
le déficit, entre l’ampleur de la tâche
et la volatilité des subventions, il faut vraiment
y croire pour continuer à aller de l’avant
!
C’est le cas, puisqu’en 2005, le budget
prévisionnel de la fédération
est en hausse de près de 100 000 euros. Il
nous reste, ensemble, à trouver les moyens
de nos ambitions. En continuant à serrer nos
dépenses, et
surtout en trouvant des ressources nouvelles. Parce
que, on vous le prédit, SOS hépatites
aura encore du travail en 2006. Et même au-delà.
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