A.T.U.

ATU pourrait signifier Attendre Toujours Ultérieurement si cela ne voulait pas déjà signifier Autorisation Temporaire d’Utilisation.
Cette disposition sanitaire autorise le corps médical à prescrire une molécule ayant fait la preuve de son efficacité mais en attente d’autorisation de mise sur le marché (AMM) afin de traiter, prévenir ou diagnostiquer des maladies graves ou rares, notamment lorsqu’il n’existe plus de traitement approprié.
Dans l’histoire du SIDA  toutes les nouvelles molécules sont passées par un accès en ATU et ce, le plus souvent à la demande des patients ainsi qu’à grand renfort de communication et de transparence de la part des laboratoires pharmaceutiques.
Actuellement trois molécules, Sofosbuvir, Daclatasvir, Asunéprévir, sont dans la situation de reconnaissance scientifique et dans les arcanes des autorisations administratives.
A ce jour,  des patients en échec de traitements conventionnels avec l’interféron et la ribavirine auraient besoin de bénéficier, lorsqu’il existe des lésions graves, d’un accès en ATU à ces molécules.
Certaines ATU ont déjà été demandées mais les prescripteurs ayant sollicité ce dispositif s’entendent dire qu’il y a très peu de demande !
Nous pouvons nous interroger sur les raisons qui font que ce dispositif est peu utilisé alors qu’il a été établi qu’un certain nombre de patients sont en échec thérapeutique.
Les patients seraient-ils trop dociles,  trop « patients » ou tout simplement mal informés ?
Ou bien encore, certains médecins ne connaitraient-ils pas ou mal la possibilité d’accès à certains traitements en ATU ?
Notre législation  ne permet pas aux laboratoires pharmaceutiques de communiquer autour de ces  molécules tant que celles-ci n’ont pas reçu d’autorisation de mise sur le marché.
N’est-ce pas là le rôle d’une association de patients que de diffuser ces informations ?
Car ces médicaments sont nécessaires dès maintenant et doivent s’accompagner d’une communication la plus large possible au sujet de leur existence, de leurs modalités d’accès et de la nécessité d’imaginer des programmes d’éducation thérapeutiques adéquats les concernant.
N’attendons plus, demandons dès maintenant l’accès à ces nouveaux traitements.
Ne soyons plus seulement patients mais aussi impatients et osons entamer le dialogue à ce sujet avec les médecins qui nous suivent pour que la maladie ne nous rattrape pas.

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