SIMONE VEILLes interruptions volontaires de grossesse (IVG) viennent d’être remises en cause par le président Trump et ce, quelques jours après son accession au plus haut poste des USA.

Mais, cela dépasse les frontières des Etats-Unis.

Depuis 1973, la Cour suprême des USA a légalisé l’avortement. Le décret du président Trump est simple : il prend la décision d’interdire le financement d’ONG qui soutiennent le droit à l’avortement.

Imaginez-vous les conséquences ?

De nombreuses ONG sont prisonnières des budgets américains et n’auront d’autre solution que d’abandonner leurs soutiens aux structures pratiquant l’IVG.

Des femmes américaines ont spontanément manifesté, dénonçant ces pratiques et ce retour vers l’obscurantisme.

Oui, le corps des femmes leur appartient.

À SOS Hépatites, nous poussons un cri de colère et d’alerte à la hauteur de nos moyens. Car, on sait que la démédicalisation de l’IVG, nous renvoie 40 ans en arrière à l’époque des avortements illégaux, et donc au risque de décès par infection, aux transmissions d’infections virales, aux faiseuses d’anges qui intervenaient sous le manteau…

Vous allez penser que cela n’arrivera pas en France, car nous avons les plannings familiaux… Mais détrompez-vous, pas si sûr !

Dans l’hôpital où j’exerce, les gynécologues militants de la cause des femmes qui pratiquaient les IVG sont aujourd’hui en retraite.

Les quatre nouveaux gynécologues évoquent la clause de conscience et refusent de pratiquer les IVG.

Je travaille dans un hôpital public où le service public est en difficulté pour faire respecter la loi sur les IVG.

Un poète a dit « Rien n’est jamais acquis à l’Homme ! Ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur ! ».

Mais rien n’est jamais acquis pour les femmes non plus. Madame Veil, notre combat, votre combat continue.

Pascal Mélin