presidentielles-3Dans les mois à venir, le débat de la campagne présidentielle va faire rage…

Mais souvenez-vous de la campagne de 2012, quel sujet a été particulièrement absent du débat ?

Ne réfléchissez pas, c’est la santé et la prévention !

Il y a bien eu quelques annonces sur le cancer, la maladie d’Alzheimer ou bien encore le VIH. On n’imagine pas au 21ème siècle un futur président qui n’aurait rien à dire sur le VIH.

À ce jour, le débat est mal parti pour évoquer la santé toujours aussi absente du discours politique.

Pourtant, le budget de la sécurité sociale est à la hauteur du budget de l’état.

On se noie dans le débat du Burkini, mais qui évoque le demi-million de personnes qui ont des « cirrhoses-qui-nient »?

Les maladies du foie, les hépatites virales, la vaccination, les stratégies de dépistage, l’épidémie de cancer du foie et l’accès aux soins doivent s’inviter dans le débat.

Nous, SOS Hépatites, comptons bien nous inviter dans ce débat.

Nous devons apprendre les soins autrement, car on peut maintenant guérir d’une maladie chronique.

Le droit à l’oubli est là. Mais pas le droit à l’ignorance, ni l’obscurantisme contre lequel nous continuerons de nous battre…

Le mariage pour tous, les PReP (prophylaxie pré-exposition) mais aussi la vaccination auront été les débats de ce quinquennat.

Les maladies du foie devront éclairer les 5 années à venir…

Mesdames, Messieurs les candidats à la présidence, notre système de soins est basé sur la solidarité et nous y tenons.

Certains diront que c’est un discours de malade, mais non les français sont attachés à ce système de soins.

La santé n’est pas une assurance voiture avec des bonus et des malus.

Pourtant, des mutuelles vont proposer des contrats récompenses ou une expertise sera faite initialement avec des objectifs qui seront définis. Si le patient atteint les objectifs qui lui ont été fixés alors il verra son contrat complémentaire baisser.

C’est la fin du principe de solidarité et le début des contrats de soins individualisés.

Nous sommes des malades qui allons guérir et nous réaffirmons notre attachement au principe de solidarité.

Mesdames, Messieurs les présidentiables soyez hépatants.

Pascal Mélin.