1% CE N’EST VRAIMENT PAS BEAUCOUP !!!

Je vous le disais la semaine dernière, 1 % ce n’est pas beaucoup ! Je parlais du taux de guérison spontané de l’hépatite B chronique.HEPATANTS 3

Mais 1 % en hépatologie, ça a aussi un autre sens.

En 2016 dans le monde, on compte 350 millions de patients porteurs d’hépatite B chroniques et 170 millions porteurs d’hépatite C. Ce qui nous fait 520 millions de porteurs chroniques d’une hépatite virale.

En 2016, seuls 6 millions de personnes ont eu un accès au traitement antiviral : CE QUI FAIT 1 % DE LA POPULATION !

1 % en hépatologie, c’est le nombre de personnes pouvant accéder au traitement.
Souvenez-vous du programme NO-HEP qui prévoit l’éradication des hépatites virales pour 2030 !

Pour remporter ce pari, il faudrait permettre dans les 14 ans l’accès aux soins à 7 % des malades chaque année ! Ce qui fait 43 millions de personnes par an…

Il va falloir, dès maintenant, mettre les bouchées doubles !!!

Il est urgent d’organiser des dépistages, bilans et accès aux soins au niveau planétaire.

1% ce n’est vraiment pas beaucoup !

Pascal Mélin.

1% C’EST BEAUCOUP ?

POUCE OUI ET NON

Si c’est les soldes ou bien une remise ce n’est pas grand-chose !

Mais je voudrais vous parler d’hépatites. Et plus particulièrement d’hépatite B.

On dit en effet que face à une hépatite C chronique, il n’y a aucune possibilité de guérison spontanée en dehors du traitement.

Pour l’hépatite B même après plusieurs années de forme chronique, il existe des cas de guérison spontanée…
Certes elles ne sont pas nombreuses, et ne représentent que 1% des malades, mais en France cela représente plus de 2000 personnes qui chaque année vont guérir tout seul de leur hépatite B (et parfois sans même savoir qu’ils étaient porteur).

Ils entrent alors dans la grande famille des personnes guéries spontanément, mais le problème, c’est que parfois avant cette guérison, d’importants dégâts ont été faits, allant même jusqu’à la cirrhose. La cirrhose peut alors d’elle-même se transformer en cancer.

Ce pourcentage de guérison spontanée tardive peut alors être un piégé.

Il faut dans tous les cas rester très vigilent…

Je vous dis tout ça, mais si vous êtes vacciné ça ne vous concerne pas.

Pascal Mélin.

UN GÉNOTYPE PEUT EN CACHER UN AUTRE…

GENOTYPE

Ceci est un message d’alerte pour toutes les personnes porteuses d’hépatite C et infectées par un génotype 2.

Si vous êtes porteur d’une infection par un génotype 2, mais déjà guéri, cela ne vous concerne pas.

La rumeur courrait dans les milieux autorisés depuis le dernier congrès d’hépatologie à Barcelone.

En effet, à la grande époque des traitements par l’interféron et la ribavirine, les infections par génotype 2 étaient réputées comme les plus faciles à guérir. Mais même avec les nouveaux traitements, il semble bien y avoir des souches particulièrement résistantes. Les virologues viennent de confirmer que ces souches devaient être considérées comme des génotypes 1B dont elles étaient plus proches que du génotype 2.

Il faut toutefois préciser que si un traitement de type génotype 1B est appliqué, on a alors de très bons résultats. Mais, rassurez-vous, ce type de virus ne représente qu’une minorité dans l’hexagone. De plus, il est techniquement possible de les repérer virologiquement.

Bref, si vous êtes porteur d’un génotype 2, vigilance et parlez-en à votre médecin car, au final vous êtes peut-être du génotype 1B.

Pascal Mélin

SCMR ET POLICE : SANS CONTROLE MECHANT ET REGULIER

SCMR

SCMR ou Sans Contrôle Méchant et Régulier

Les salles de consommation à moindre risque (SMCR) ouvriront à titre expérimental en fin d’année.

Deux villes ont été retenues :
– à Strasbourg avec l’association ITHAQUE
– à Paris avec l’association GAIA.
Le tout avec la collaboration des CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques auprès des Usagers de Drogue).

Le développement des centres de soins pour usagers de drogue pour des CAARUD a toujours posé la même question : « dans le périmètre des structures, les usagers sont ils des contrevenants à la loi ? »

Pour prévenir tout dérapage, les autorités judiciaires ont établi une circulaire signée par le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), Robert GELLI. Ce document de sept pages, daté du 16 juillet, dont le cahier des charges a été fixé par arrêté en mars 2016, rappelle le cadre de l’expérimentation votée dans la loi du 26 janvier 2016 de « modernisation de notre système de santé ».

Ainsi, plusieurs systèmes de protection des usagers sont en cours de réflexion comme la délivrance d’une carte d’usager de la SCMR…
Dans l’enceinte de la SCMR, les usagers se verraient délivrés une immunité pénale tout comme l’ensemble des professionnels.

Les SCMR sont un dispositif important dans la lutte contre la toxicomanie et les hépatites virales. Mais il est difficile d’adapter la loi autour d’une expérimentation.

Oui, à la consommation pour permettre d’aller vers le soin, mais non au Traffic.

Que l’on soit pour ou contre les SCMR, le débat sur l’évolution du code pénal dans le périmètre des SCMR doit être porté par les usagers, les associatifs, les soignants et la justice.

Pascal Mélin.

INSCRIPTIONS-FORUM NATIONAL SOS HÉPATITES 2016 – 28 – 29 NOVEMBRE-PARIS

REJOIGNEZ-NOUS LES 28 & 29 NOVEMBRE

AU CENTRE INTERNATIONAL DE SEJOUR RAVEL, 6 AVENUE MAURICE RAVEL, 75012 PARISBANDEAU FORUM 2016_B 3

Notre 18e forum national aura lieu à Paris et constituera un temps d’échange et de formation entre personnes concernées, hépatologues, addictologues et professionnels engagés dans des actions d’accompagnement et d’éducation thérapeutique.

En France, environ deux millions de Français ont une maladie chronique du foie.

Il existe plus de 100 formes de la maladie du foie causées par divers facteurs :

  • des substances toxiques (dont l’alcool et les médicaments),
  • les hépatites virales (notamment B et C),
  • l’obésité ,
  • le diabète…

Les évolutions de toutes ces maladies conduisent principalement à l’insuffisance hépatique, la cirrhose et le cancer du foie.

Faire comprendre la maladie à tous ceux qui sont aux côtés des malades du foie, c’est le combat que nous avons débuté il y a 20 ans, c’est le combat que nous voulons poursuivre dans un contexte épidémiologique, thérapeutique et économique qui amène à une (ré)organisation nécessaire de la prise en soin.  

Inscription GRATUITE l’inscription en ligne est terminée cependant, REJOIGNEZ-NOUS AU CENTRE RAVEL LUNDI ET MARDI !

Programme : ICI

Localisation du lieu du forum : ICI 

SOS Hépatites-organisme de formation agréé n° 11754707775

LES DÉPUTÉS MEURENT AUSSI D’HÉPATITE…

TOUS CONCERNES PAR LES HEPATITESLa député canadienne Sylvie Roy est morte à 51 ans d’une hépatite aigue.

À l’heure où l’on voudrait nous faire croire que les hépatites virales ne sévissent que chez les pauvres, voici une triste preuve que tout le monde doit se sentir concerné.

Riche ou pauvre, blanc ou noir, américain ou canadien, nous sommes tous concernés. Dans les milieux précaires, les hépatites virales frappent encore plus, mais cela est loin d’être exclusif.

Le deuxième rappel de ce tragique événement, c’est son caractère aigue. On pense trop souvent que ce sont les hépatites chroniques qui tuent les malades après de nombreuses années, ce qui est vrai. Mais, on oublie trop souvent les hépatites aigues qui peuvent vous emporter très vite. Quelle qu’en soit la cause, on parle alors d’hépatite fulminante. Le foie est alors en super-agression et n’a pas le temps de se régénérer ce qui amène une défaillance des fonctions hépatiques qui peuvent alors entraîner la mort (parfois, on doit avoir recours à des greffes).

Enfin le troisième et dernier message, c’est que certaine hépatite aigue d’origine virale peuvent s’éviter par la simple vaccination (hépatite A/B/D).
Dans le cas de Sylvie Roy même si le secret médical est là, il a été évoqué une contamination virale lors d’un voyage en Afrique…

Elle était hospitalisée depuis juin, et avait bénéficié d’une biopsie hépatique. Ses collaborateurs disaient d’elle « c’est un exemple pour quiconque veut se lancer dans l’arène, c’est quelqu’un qui avait une colonne vertébrale, qui n’avait pas peur d’affronter la tempête, quelqu’un qui s’assumait. »

Madame Roy, vous étiez une grande dame, une hépatante… Merci.

Pascal Mélin

PUISSE LE SORT LEUR ETRE FAVORABLE…

HUNGER GAMES

Chaque année, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille, les « Tributs » concourir aux célèbres Hunger Games.

Les Hunger Games, ces jeux de l’arène modernes en quelque sorte, sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort.

Dans les « hépato games » les combats sont tout aussi impitoyables et les molécules plus faibles disparaissent rapidement au profit de meilleures et plus performantes :

  • On a d’abord pensé que le champion indétrônable pouvait être le Sofosbuvir mais c’est oublier que dans ces arènes-là, les gladiateurs combattent par deux.
  • On est donc passé au combo Sofosbuvir/Ledipasvir des laboratoires Gilead qui se nomme Harvoni. Mais bientôt, ne parlez plus de Sovaldi ni d’Harvoni, de nouveaux champions arrivent.
  • Pour le laboratoire Merck, ce sera le Zepatier (qui est une combinaison de Grazoprevir et Elbasvir).
  • Et pour Gilead, le champion sera l’Epclusa (Sofosbuvir et Velpatasvir). Ils viennent tous les deux d’être adoubés par l’agence européenne du médicament et vont bientôt faire irruption dans l’arène des prescriptions …

Pourtant, ils ne font pas jeu égal, il se pourrait que la partie soit mal engagée.

  • En effet, le Zepatier n’a l’autorisation que pour les génotypes 1 et 4 pendant 12 à 16 semaine avec de la ribavirine,
  • Alors qu’Epclusa est actif sur tous les génotypes (1/2/3/4/5/6) avec un traitement de 12 semaines, que le malade soit porteur d’une cirrhose ou non…
    Pour les cirrhoses décompensées, on pourra ajouter de la ribavirine.
    Epclusa sera le premier traitement pan génotypique …

Vous vous imaginez ? On pourra demain traiter des malades sans même leur faire un génotypage !!!

On rêve non ? On aurait alors le … génotype moqueur …

Il semblerait que Gilead ait un peu l’avantage dans l’arène hépatologique.

Quoi qu’il en soit, puisse le sort leur être favorable … À tous !

Pascal Mélin

LES HEPATITES B ET C EN MIROIR…

HEPATITE B vs HEPATITE C

 

 

Le tiercé gagnant pour éradiquer une maladie est simple:

 

  1. Des dépistages simples, fréquents et peu onéreux
  2. Des traitements puissants qui amènent une guérison et qui sont simples à prendre d’une durée courte et sans effets secondaires
  3. Un vaccin simple facile d’utilisation, largement diffusé avec un soutien politique

Lors de la journée mondiale le 28 juillet dernier, vous avez tous entendus parler du programme NO-HEP. Ce programme ambitieux propose de faire disparaître ou de mettre sous contrôle les hépatites B et C sur la terre.
Mais pour cela, il nous faut pour chaque virus le tiercé gagnant : DEPISTAGE/ TRAITEMENT/VACCIN.

Aujourd’hui, on est bien obligé de constater qu’aucun des deux virus ne remplit le cahier des charges (virales). On peut même dire qu’ils sont le reflet l’un de l’autre possédant chacun ce que l’autre ne possède pas.

Je m’explique :

  1. Pour le dépistage, on considère actuellement que 70 % des personnes porteuses du VHC ont été dépistées. Le dépistage est simple, gratuité et anonymat sont possibles et depuis peu, il vient d’être renforcé par les TROD (Test d’Orientation Diagnostique) qui peuvent être réalisées en milieu médico-social ou associatif. Et puis, même si nous les estimons insuffisantes, il y a quand même des campagnes d’incitation au dépistage.
    Pour l’hépatite B, moins de 50 % de la population infectée est au courant. Même s’il peut être gratuit et anonyme également, les TROD ne sont pas encore reconnu et il n’y a pas de grandes campagnes pour appeler au dépistage.
    Pour le dépistage, c’est l’hépatite C qui gagne.
  2. Pour les traitements, en 2 ans de temps, les choses viennent de s’inverser, c’est maintenant le VHC qui est gagnant avec des traitements courts (moins de 3 mois) puissants (plus de 95 % de guérisons) avec peu d’effets secondaires. Seul bémol, le coût !
    Pour le VHB, les traitements sont moins coûteux, ils sont efficaces, ont peu d’effets secondaires, mais ils ne permettent pas de guérir ! Comme pour le VIH, ils mettent la maladie sous contrôle et donc doivent être pris à vie
  3. Pour les vaccins, le grand gagnant c’est l’hépatite B avec son vaccin qui existe depuis plus de 30 ans.
    Il n’y a pas de vaccin contre le VHC, mais il faut absolument en mettre un au point pour compléter la panoplie sanitaire.
    Le vaccin contre le VHB est simple, largement diffusé, mais il y aurait beaucoup à dire sur son soutien politique.

Les panoplies de lutte contre ces virus doivent être complétées rapidement si l’on veut rendre possible le programme NO-HEP ! Par contre, nous pouvons commencer par appeler au dépistage pour que tous les malades porteurs en soient informés. On ne le dira jamais assez le premier traitement c’est l’information.

Pascal Mélin

SEMAINE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL ET HEPATITES…

ALLAITEMENT ET HEPATITES

L’allaitement maternel des bébés est un sujet vieux comme le monde, mais avant de nous intéresser au problème de la transmission des hépatites virales, il faut revoir les données générales sur l’allaitement qui viennent d’être rappelées dans une étude publiée il y a quelque temps par le Lancet.

Dans les pays pauvres, l’allaitement maternel est souvent la seule possibilité de nourrir son bébé, mais dans les pays en voie de développement, les fabricants de lait artificiel font du lobbying pour plutôt favoriser cette alternative.

Aujourd’hui, les laits artificiels permettent de garantir les conditions nutritionnelles. Mais on oublie que le lait maternel contient des anticorps de type A qui sont protecteurs pour les enfants.
Ainsi, on peut avancer qu’un allaitement maternel correct permettrait de sauver 800 000 nourrissons par an. On pourrait ainsi réduire de 50 % les épisodes de gastro-entérite et de 30 % des infections pulmonaires des enfants de moins de 5 ans.

En France, ce sont deux femmes sur trois qui allaitent, mais elles ne seraient plus que 5 % à 1 an (contre 0,5 % en Grande-Bretagne, 23 % en Espagne et Allemagne, 27 % aux USA, 34 % en Finlande et 60 % au Japon).

Une idée fausse est de croire que l’allaitement maternel n’a d’intérêt que dans les pays pauvres, dans les pays riches, il semble bien qu’il participe au maintien de la santé du bébé à condition d’être réalisé suffisamment longtemps. La France a donc un taux d’allaitement à la naissance tout à fait correct, mais insuffisant dans le temps selon les recommandations de l’OMS.

Intéressons-nous maintenant au lien entre hépatites virales et allaitement.

Pour le VHC, il a longtemps été dit que l’allaitement était contre-indiqué. C’est Faux ! Il doit être encouragé, on imaginait que les risques de crevasses des seins et de saignement pouvaient être un facteur de contamination, il n’en est rien, toutes les études l’ont confirmé.

La question pour le VHC ne se pose plus : AUCUN problème.

Pour le VHB, le sujet est plus compliqué, car en effet, le lait contient du virus de l’hépatite B et l’allaitement est donc une source de transmission. Mais soyons pragmatiques, quand une femme est porteuse de l’hépatite B la contamination se fait au moment de l’accouchement essentiellement beaucoup plus que pendant l’allaitement.

On peut donc considérer deux cas de figure :

  • Dans un pays pauvre, les femmes sont rarement testées et ne se savent pas porteuses et quand bien même, il vaut mieux allaiter que de reconstituer du lait artificiel avec de l’eau qui n’est pas toujours propre à la consommation pour les bébés.
  • Dans les pays riches (comme en France), les femmes sont testées contre le VHB pendant leur grossesse, et si elles sont porteuses, le bébé bénéficie d’une séro-vaccination à la naissance, ce qui le protège instantanément.

Il n’y a donc plus de contre-indication à l’allaitement maternel !

Élargissons le débat.

Connaissez-vous les lactariums ? Quand une femme a trop de lait, on lui propose d’en donner pour d’autres (sur la base de l’anonymat, comme pour le sang). On lui remet de quoi tirer son lait de façon stérile, elle réalise des sérologies VIH et VHB, et on lui demande de prélever son lait dans des poches qu’elle mettra au congélateur avant qu’une personne habilitée du lactarium vienne les ramasser environ tous les 15 jours. Ce lait sera utilisé sur prescription d’un pédiatre pour les prématurés (quand la maman n’a pas de montée de lait ou pour les femmes contre indiquées à l’allaitement). En France, on manque cruellement de donneuses !

L’hépatite B et C ne sont définitivement pas des contre-indications à l’allaitement.

Pascal Mélin

L’EFFET CACHÉ DU VIRUS ZIKA…

ZIKA ET J.OLe virus Zika est un flavivirus ça vous rappelle quelque-chose ? Eh bien, il est de la même famille que notre ami le virus de l’hépatite C.
Le virus Zika est habituellement retrouvé en Afrique ou en Asie, mais il vient de faire son apparition en Amérique. De là, il se propage via les moustiques Aèdes. Actuellement, il semble sévir dans certains quartiers de Miami.

On se demande également si l’organisation prochaine à Rio des Jeux Olympiques n’amènerait pas le gouvernement brésilien à ne pas communiquer sur l’épidémie de virus zika qui sévit au Brésil…
L’infection par le virus Zika donne des symptômes 8 à 12 jours après la contamination par piqûre comme en cas de Dengue ou de Chikungunya. L’infection est le plus souvent asymptomatique, parfois elle engendre maux de tête, douleurs abdominales, crampes et douleurs musculaires. Mais le plus grave, c’est qu’on a découvert que s’ il touche une femme enceinte le virus peut être responsable de microcéphalie et de retard de développement intellectuel.

Le Brésil est donc une destination non recommandée aux femmes enceintes. Actuellement au Brésil, les femmes enceintes ont tellement peur du virus Zika qu’elles demandent à se faire avorter. Lorsque l’avortement leur est refusé, elles ont recourt à des avortements illégaux.
Suite à l’épidémie de virus Zika, le Brésil connaît une flambée d’avortements légaux et illégaux réalisés dans de mauvaises conditions d’hygiène, qui génèrent des décès et des infections.

Le Brésil accueille les Jeux Olympiques, mais il semble que pour les femmes enceintes on recule de 150 ans …

Pascal Mélin