LES SINGES

Je m’appelle Charlie mais mon prénom c’est Mohamed

SOS HEPATITES s’est construite dans le respect de tous sans aucune ségrégation. Dans nos textes fondateurs on peut retrouver : «solidarité, information, défense et accompagnement de toutes les personnes malades du foie quelle qu’en soit la cause, le virus ou le mode de contamination ». Peut-être aurions-nous du ajouter quelle que soit sa confession religieuse.

Tous les hommes ont commencé de dessiner, avant de marcher ou de parler seul, et ce qui nous reste des plus vieux hommes se sont des dessins et non des écrits. Etre humain s’est  dessiner, écrire parler, aimer, tolérer par contre être animal c’est avoir peur, se battre, agresser, survivre, fuir. Je refuse d’être un animal, le droit à l’autodérision est régulièrement utilisé à SOS Hépatites, nous nous sommes  même moqué des papes lors de leur canonisation  ou pour évoquer leur pathologie hépatique. SOS hépatites n’est pas Charlie hebdo mais si l’on ose parler et revendiquer des choses c’est parce que nous croyons en la démocratie sanitaire et que nous vivons dans un pays ou Charlie hebdo peut exister. Quand nous essayons d’informer ou d’écouter nous  restons fidèles au journaliste et écrivain français Albert Londres :

 « je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »

Pour que SOS hépatites continue d’exister il nous faut des Charlies.

Pascal Mélin